- Le tactile, c’est chiant
- La confiance en pleine crise
- Faut pas que les banques oublient que sans clients, ils sont RIEN
- Le moral dans les chaussettes
- La spéculation a tout foutu par terre
- C’est pas le moment de monter sa boîte
- L’administratif paie, le vrai boulot moins
- Les voitures électriques, c’est pour demain (adieu V8 ronronnant)
- Les crises dans les couples, ça peut bien foutre la merde
- Le dollar remonte (ou l’euro faiblit) : fait chier
- L’internet mobile, c’est encore une belle couillonnade
- Les chaînes sur les motos, c’est chiant
- Deezer, c’est quand même un site pur de chez pur et une vraie révolution
- J’aime bien l’automne, mais pas quand ça commence à cailler
- Si Banque Populaire fusionne avec Caisse d’Epargne, je me casse
- ET J’AI TOUJOURS PAS MON PUTAIN DE FREETYPE!!! (ça fait juste 3 semaines que ça dure…). Je vais lancer une pétition Free Freetype.
- WAAAAAAAAAZZZZZZZZZZAAAAAAAAAAA
- Depuis trois semaines :

- Depuis deux jours :



8 October, 2008 10:24 pm Tranches de vie Comments Off
Voilà texto ce que j’ai fini par balancer à mon hébergeur pour qu’il rétablisse Freetype, hélas toujours aux abonnés absents de PHP! Snif. Aussi sur un autre registre, en écoutant Angels and Airwaves sur Deezer, ça m’amène à la traduction littérale et libre de Libérez le type libre qui est en vous! Je sais, c’est un peu facile mais finalement, il y a une conjonction d’évènements et d’état d’esprit qui s’y prétait trop pour ne pas saisir cette occase de faire un tel parallèle : je veux monter ma boîte.
J’adore mon job dans lequel je rencontre pas mal d’entrepreneurs (serial parfois, à fond et passionné toujours), des profils divers et variés et des sociétés dont l’indépendance et le business-model donnent réellement envie de se lancer dans l’aventure. Dans un contexte où je vois mes collègues partir (d’eux-mêmes ou de force) voir si l’herbe est plus verte malgré une situation confortable, c’est qu’il y a une forme de besoin de changement qui s’installe. Faut se rendre à l’évidence, on se satisfait jamais de ce qu’on a. Car les rêves nous portent et c’est ça notre moteur à tous. Le poncif poussif de l’espoir fait vivre est pourtant bien vrai bordel.
En Mars prochain, ça fera 7 ans que je suis dans mon job et bien qu’il me plaise, il faut que je me rende à l’évidence qu’il ne durera certainement pas. La faute au système qui vous évince, la faute à la motivation qui se fait la malle, voire les deux. Comme dirait ma femme (ou Columbo), personne n’est irremplaçable, surtout quand il faut tailler dans le tas. Alors à force de côtoyer pas mal de sociétés et de PDG, l’envie d’entreprendre est plus forte que celle de quémander un taf si jamais l’orage venait à gronder. Mais pour cela (au-delà d’avoir les corones de se lancer), il faut un business-model viable (ce dernier conditionnant le premier). Et ce n’est pas faute d’y réfléchir. Seulement, il suffit pas de se concentrer pendant une semaine en se disant que l’idée se présentera d’elle-même. Tout comme Vangelis disait d’une composition qu’elle lui venait et qu’il lui suffisait juste d’être disponible pour la recevoir, trouver une bonne idée à exploiter et s’y tenir relève d’une alchimie et d’un certain concours de circonstances.
Parfois, l’idée qui peut changer la vie sera au détour d’une conversation entre amis lors d’un mariage (anecdote contée par un entrepreneur londonien) mais elle relève surtout d’une capacité d’observation et d’analyse de son environnement, de trouver quelque chose qui améliorera réellement le quotidien. Alors depuis quelque temps une idée s’est mise à germer. J’y pense tout le temps, au taf, sur la bécane, avant de me coucher. Je peaufine les grandes lignes d’une manière cérébrale avant le jour où je devrai tout coucher sur le papier et tout chiffrer. Cette idée a été comme un puzzle qui s’est formé en discutant au resto avec ma femme, me rendant compte que j’avais toutes les pièces éparpillées depuis un moment, il me fallait juste un élément déclencheur pour qu’il s’impose de lui-même comme une forme d’évidence.
Et là, j’ai été convaincu de tenir la putain d’idée. Pas des trucs comme j’avais jusque là (pour lesquelles j’ai pourtant fini par me rendre compte qu’ils étaient sur le point de voir le jour sur le marché, ce qui rassure un tant soit peu). Il faut savoir se projeter dans quelquechose que l’on pourrait presque faire soi-même. Ce quelque chose, je pense que je le tiens. Service, communauté, Web 3.0, technologies mobiles. Je tiens même le nom. Une bête de nom. Mais rien de semblable à ce que je veux faire n’existe actuellement. Tout y est et en 7 ans, j’ai rencontré suffisament de boîtes avec qui j’ai certains liens pour savoir vers qui me tourner si j’ai besoin de partenaires. La force du networking. Je pourrai recruter. Le kif. Ce côté bienfaiteur de l’humanité, aider son prochain, j’aime. Il me semble avoir lu des mots très censés que ma mémoire attribue à Churchill : "Beaucoup de gens voient dans le patron l’homme à abattre alors qu’il est la locomotive de l’économie".
Putain, ça doit être bon d’être à cette place. D’autant plus que le seul truc que j’ai retenu de mes trois jours d’appel pour l’armée (mis à part qu’il me manquait un centimètre pour être keuf) c’était que j’étais fait pour diriger des hommes (ouais ouais, y’a une heure et demie de tests dans une boîte pour extraire ces infos qui marquent à vie). D’ailleurs, ça semblait bigrement faire chier le mec de me sortir un truc pareil. Le pouvoir, c’est pas mon truc, je laisse ça à d’autres, même si c’est pas forcément ce qu’on pourrait faire de mieux. Alors finalement je me dis que diriger des hommes, ça veut dire les employer.
En ce moment au taf, y’a une jeune stagiaire qui se donne à fond dans le taf (par comparaison, j’ai déjà l’impression d’être un vieux con blasé qui tient les murs) et je la sentais concernée par son avenir, qu’elle avait franchement du mal à cerner. Je connais ça, on est beaucoup à connaître ça. Et hier, lorsque ma supérieure par intérim apprend qu’une de mes collègues file sa dem’ pour aller voir ailleurs, j’ai tout de suite pensé à l’opportunité qui s’offrait à cette stagiaire. Et on voit qu’elle caresse cet espoir, et ça la met tout en joie. Et moi aussi. Sans vouloir lui donner de faux-espoirs, j’ai gentiment appuyé son cas auprès de ma boss et je lui fais des petites allusions pas méchantes. Et j’étais trop content quand elle en a pris acte et à rappelé le big boss (celui qui justifie sa putain de paie de ministre par le nombre de gens qu’il a en dessous de lui) pour le lui suggérer. C’est mon côté altruiste. Même si rien n’est gagné, ça me rend heureux qu’elle puisse se donner une telle perspective. Là, c’est sûr tout change d’un coup. Les projets, la sécurité, et tout le tralalala. On se voit se faire une place dans cette putain de société. Et faire ça alors que je pourrais être à la tête d’une boîte qui croît et qui rend service, j’aurai l’impression d’être cette locomotive.
Et c’est en regardant les choses de plus près, à savoir pourquoi on connait telle ou telle personne, qu’on fait ce qu’on fait, que c’est peut-être pour une bonne raison. Je ne crois pas au destin, juste qu’on ne rencontre pas les gens de manière anodine. Ce n’est pas profiter, c’est savoir se dire qu’il y a des gens qui peuvent vous aider grâce à ce qu’ils savent faire. Bon, je pourrais partir dans des pensées encore plus philosophiques, porté par le rock aérien (non, la très bonne musique) d’Angels and Airwaves. Il me reste à entrevoir le meilleur contexte pour porter ce projet à bout de bras, suer ma race, aller défoncer des portes (voire des gueules, surtout dans les banques), vendre son truc et je persiste et signe qu’il doit être encore plus motivant et gratifiant de vendre son propre projet, celui dans lequel on croit dur comme fer, beaucoup plus qu’un produit ou service dans lequel on croit par procuration.
Faut savoir la jouer fine pour minimiser les risques parceque la routine est gage d’un certain nombre d’aboutissements. Quitter son taf pour créer sa boîte, c’est avoir le slip bien rempli. Sans être un appel, faudrait un certain coup de pied au cul. C’est surtout ça le dilemne. Je me vois déjà créer un blog pour conter mes aventures de jeune entrepreneur.
Tout un programme. Nan, toute une aventure.
Comme je l’avais indiqué avant, mon ancien serveur était une vraie passoire niveau sécurité et mon seul malheureux dossier nécessaire pour faire fonctionner un plug de Wordpress aux permissions très laxistes a été la porte ouverte à une saloperie de page factice de la Bank of America. J’ai découvert le poteau rose après être parti quelques jours en consultant mes statistiques. J’avais d’ailleurs remarqué grâce à Feedjit un afflux un peu étrange de visiteurs américains. Je prends les mesures d’urgence et les déclarations de site frauduleux ont fait le reste (la super mauvaise pub pour mon url même si celle-ci ne concerne que le lien pourri qui a été spammé) le soufflet semble être retombé. Au vu des stats, temps de vie d’un spam: environ 13 jours.

Je sais pas combien de gens ont reçu cette merde mais 96 visites me laissent penser qu’il y a encore trop de gens qui se font couillonner. Et tant qu’il y aura des pigeons, il y aura ce genre de pratiques. On recoit bien trop de merdes par e-mail (j’ai vu un article récemment et les stats étaient éloquentes!) et la consigne est simple, ne jamais cliquer sur un lien, surtout quand celui-ci vous demande des infos persos, surtout provenant d’une banque. Si vous avez des doutes, renseignez-vous auprès de VOTRE banque. Le piège est trop gros si cette demande provient d’un établissement chez qui vous n’avez jamais été client. De toutes façons, de telles demandes de votre banque ne se feront jamais par e-mail.
(d’ailleurs je viens d’en recevoir une, c’est fou ce que c’est pitoyable comme arnaque
)
Pour le reste (ex Ebay), regardez le mail et allez vous-même sur le site d’Ebay sans cliquer sur ce putain de lien. Enfin je sais pas, pour moi, ça relève du bon sens purement et simplement. Tout semble être rentré dans l’ordre maintenant mais quand je pense que mon site a longtemps été hébergé sur un nid à vipères me laisse penser que mon ancien hébergeur était une vraie pute! Je dois quand même salué la réactivité de William Marcheval pour avoir pris les mesures nécessaires depuis mi-Août pour arranger la situation. Je pense maintenant avoir un hébergement digne de ce nom même si j’ai perdu quelques fonctionnalités dans le process et que j’espère bien pouvoir récupérer dans des brefs délais. Allez bonne semaine à tous et… tenez-vous loin du spam, vous ne vous en porterez que bien mieux.
ps: JE VEUX MA LIBRAIRIE GD!!! 
En ce moment, je délaisse un peu mon blog (après avoir quand même antidaté les derniers billets avec lesquels le changement de serveur s’était bien torché la raie) car de fâcheux incidents techniques m’ont fait perdre mon goût de la spontanéité et du relatage de faits bien importants. Toutes mes émotions ont donc perdu leur immédiateté et j’en suis quand même bien dégoûté. D’abord, mon site ayant migré sur un nouveau serveur, il a migré avec une saloperie de fichier de phishing, ce qui m’a valu à l’insu de mon plein gré tout entier délibéré, une nouvelle notoriété BIEN FOIREUSE auprès d’une audience américaine qui ne comprend rien à mon blog connait maintenant mon site parcequ’il était infecté. La putain de bordel de honte. J’aurai pu me réjouir de cet inattendu surplus de visiteurs mais non car c’est à cause du spam d’un fils de jus de gland incestueux qui veut pas se fouler et qui n’a juste qu’une envie, flouer et voler les autres. Ce bon gros gras-double plein de merde ne mériterait qu’une chose: que je chope sa putain de tête de mort, que je lui arrache les globes oculaires dans des longs jets de sang impur et que je pose ma pêche dans chacun de ses deux trous béants (charmante expression qui avait été dite à un camarade de maternelle de ma petite soeur par son père, le truc de fou quoi mais romancée pour la circonstance par mes soins - on peut être scato et pouète non?). Ces gros connards méritent la mort sans concession. La fosse à purin sans chaux et des corbaks bien affamés. 
Bref, ce premier outrage passé, je me rends compte que certaines fonctionnalités de PHP ne sont plus dispos, ce qui m’empêche de faire ce que j’avais prévu de faire après le mariage. Ah oui, le mariage. Ca va faire deux semaines et j’aurai déjà pu lâcher un max de billets dythirambiques sur combien cette journée fut merveilleuse. OoOoOoooOooOooh que OUI. Mais voilà, c’est déjà trop loin. C’est passé trop vite et cette daubasse de rentrée a déjà rincé le peu de souvenirs qu’il me restait. Seules les belles photos que nous avons nous rappellent à quel point ce fut un immense moment de bonheur, entourés des personnes qui comptent. C’est finalement si vrai, ça passe trop vite, comparativement à l’année passée à tout préparer, à tout anticiper, à se projeter ce qu’on ne vivra qu’une fois, à le magnifier maintes fois, à l’imaginer dans son expression la plus parfaite, en enjolivant le fantasme que l’on s’en fait. Et franchement, ce fut à cette image. Mais en accéléré puissante 30. Le stress laisse vite la place à l’émotion et à la joie la plus entière. Et lire celle-ci dans les yeux de nos proches et amis est un moment unique et privilégié. Tout a été putain de parfait. Même le temps s’était décidé a nous faire une belle exception dans ce qu’il pouvait faire de mieux: ciel bleu sans nuages et chaleur à tous les étages. Magnifique. Aussi beau que la promesse que l’on s’est faite. Je t’aime poupou. 

Et ça y est, je vis mes derniers instants de concubinage. Je ne réalise pas encore en fait. Ca sera demain, lorsque je l’attendrai devant la mairie, terrorisé de faire une boulette, d’oublier les textes, de pas savoir où me foutre, d’être gauche quoi. Demain matin, ça va être le stress. C’est dans ces moments-là que ça fait du bien d’être entouré je pense. Ma famille, mon témoin pour ensuite revoir les amis, les vrais, et le reste de la famille. Ils seront tous là pour nous. C’est chouette. Allez, ça va bien se passer. 
A J-24h, le temps est toujours aussi déprimant et automnal. C’est maintenant une certitude, l’été revient exprès pour nous, dans un dernier souffle. Journée radieuse coincée entre deux semaines de merde… Je crois qu’on a définitivment du bol! 



