Purée, quand je vois ce que va me coûter ce blog en 2011 et la fréquence de mes posts en 2010, ça m’a donné à réfléchir non seulement sur l’avenir de celui-ci mais sur ma vie en général. Disons que ça commence à chiffrer pour un investissement… en plus ou moins pur perte. Donc plus que jamais vient (en même temps que les bonnes résolutions) le temps d’une rétrospection introspective pour une meilleure anticipation du futur (à quelques renforts oenologiques, non décidément les crûs 2009 sont bien trop jeunes
).
Les rares âmes en perdition sur le http ayant suivi cet exutoire Tim Berners-Leesque sauront que j’ai longtemps douté du bien-fondé de tenir un blog. Si j’ai longtemps tenté de me raccrocher aux branches, force est de constater que celles-ci étaient de toute façon vermoulues jusqu’au coeur, bouffées par le bupreste qu’est cette immense spirale qu’est la Vie. Emporté par de nombreux projets qui n’auraient pas la légitimité de se retrouver mêlés au contenu majoritairement superflu de ce blog, je ne pouvais que me décider à porter le coup fatal un jour ou l’autre. Dans un futur plus ou moins proche, ce blog n’existera plus. C’est aussi certain qu’un jour le soleil explosera ou que la race humaine est trop conne et autodestuctrice pour survivre. Mais le pire, c’est que je l’aime ce blog. Sa gueule, son contenu, comme on refeuilleterait son journal intime, riche en souvenirs pour nous et tellement chiant pour le monde extérieur. Ben oui, ils n’ont pas les souvenirs qui y sont associés. C’est comme lire un livre et regarder l’adaptation cinématographique. Un monde d’imagination versus une vision étriquée, subjective et imposée. Le jour où le cinéma cessera de s’inspirer de romans, on pourra enfin apprécier le cinéma à sa juste valeur.
Mais le verdict est inéluctable : ce blog n’existera donc plus… au moins très certainement en accès public. C’est peut-être ça. Ché pas encore, j’ai pas encore cuvé 
Non sans rire, le début du début du commencement, c’était mon Amour pour la composition musicale. Et de ce point de vue, cela va être un retour aux sources. Une épuration. Plus de contenu hors-de-propos, juste la musique. Plus d’états d’âme étalés comme de l’enduit sur le mur défoncé de ma vie, juste la musique. Et puis parcequ’il y a tellement de choses à ne pas dire, à ne pas mélanger. Partager avec des inconnus des choses qui finalement ne regardent que moi, ce n’est pas (plus?) la solution. Avec le recul, avoir un blog, c’est dire quelque chose d’utile, pas un vulgaire défouloir.
Quelque chose d’utile, pour moi, c’est pas parler de mon boulot, des choses que j’aime ou déteste, de parler de mon fils qui gèrera lui-même son identité webesque. Ou c’est peut-être que c’est juste pas mon truc. Partager de cette façon, par ce média.
Donc avec 2011, arrivent de belles promesses et de beaux projets que je n’évoquerai pas ici, ce qui finalement en dit long sur l’importance que j’accorde au contenu amassé ici-même depuis 4 ans (putain…). En 2011, ça sera projets pros, persos et continuer à voir grandir mon fils, mon gros Bonheur. Des remises en question et des remises au point, nécessaires ou intrinsèques, des nouvelles façons de voir les choses. C’est peut-être ça vieillir finalement.
Bonne année à tous. 









