Conseils pour bien clôner son Disque C:

9:45 pm Techno, Tranches de vie 2 Comments

Bon bon bon, allons-y les amis. J’ai tellement serré les fesses ces deux derniers jours que je vais être constipé pendant trois semaines! La cause? Un upgrade de mon PC, à savoir un nouveau disque dur principal (Hitachi rules!), plus volumineux, moins chauffant et moins gourmand en électricité, une nouvelle carte graphique en PCI Express (j’avais un contrôleur graphique en natif sur ma carte mère jusque là) et enfin, une minuscule clé "chicot bleu" en USB (je découvre le bonheur du Bluetooth, il est jamais trop tard). Outre le bordel pour tout sortir de mon petit rack, de me battre avec le paquet de spaghettis qui se cache derrière (et qui accumule la poussière), il s’agissait avant tout de faire un vrai travail de fond sur comment gérer ce nouveau gain de Go. Le cahier des charges était pourtant clair: mon unique disque dur étant arrivé à saturation, toute tâche étant devenue tout simplement un chemin de croix et l’installation de nouveaux programmes tout bonnement impossible (sans compter les pop-ups intempestifs), je voulais tout transférer sur mon nouveau DD et me servir de mon actuel comme disque de sauvegarde. Et le tout, sans dépenser une thune en plus du hard (ware hein bande de coquin(e)s ) que je venais de raquer.

Deux solutions: tout réinstaller comme un galérien il y a plus de deux ans au moment de la fresh install ou faire un clônage parfait de ma partition système, autrement dit le C:, la partie vitale (le reste étant un transfert de fichiers pur et simple). Autant dire que j’ai été vite emballé par la deuxième solution. Et là, tout s’est compliqué. Après moultes recherches sur le net et m’étant au début rabattu sur Image Drive XML, je l’ai trouvé un peu compliqué à l’utilisation. J’avais vraiment un doute sur le changement d’identité du disque, pourtant nécessaire pour avoir un boot sans accrocs et un fonctionnement comme avant. J’ai pourtant essayé avec ce logiciel mais le boot était foireux. N’ayant pu me résoudre à changer d’ID avec ce logiciel ayant eu un peu peur d’éventuelles conséquences fâcheuses et irréversibles (car avant de passer à l’OS clôné, il faut s’assurer qu’il fonctionne et s’il ne boote pas, c’est pas bon signe), je suis resté sur ma faim et j’ai donc cherché une autre solution.

Alors on se repose les bonnes questions pour se rendre compte que deux options s’offrent à nous si on ne souhaite pas réinstaller tout notre cher système: agrandir la partition C: existente ou tout clôner directement sur un nouveau DD avec une partition principale plus grande. Vu le degré de chianlie du premier, je suis donc resté sur un clônage mais il me fallait un logiciel performant et pas compliqué. Après quelques recherches sur GETA (Google Est Ton Ami) dans la partie anglophone, voilà que j’ai trouvé la perle qui ne vous décevra pas! Mesdames et Messieurs, ne cherchez pas du payant car ce n’est pas forcément en mettant plusieurs dizaines d’euros que ça fera la différence (et surtout s’il s’agit de Symantec…)! La solution ultime est XXClone, un petit soft gratos, limpide et super efficace! Je sais pas pourquoi, avec lui, j’étais en confiance. Pas d’avertissements alarmistes pour se dédouaner d’une merde potentiellement mortelle, ce soft dit simplement ce qu’il fait et s’assume à fond. Gage de confiance, on se lance et pas de déception à la clé. Alors voici un petit récap de mon processus de clônage pour ne pas avoir à se faire chier et gagner un max de Go sans se prendre le chou et… en ne jouant pas dangereusement avec ses données!

Néanmoins je tiens à rappeler que ceci est le fruit d’une et unique expérience qui s’est impeccablement bien passée dans mon cas. Je ne peux garantir que cela marchera pour toutes les configs, je ne suis pas ingénieur informatique! Toute manip’ sur votre système n’engage que votre responsabilité. Pour info, mes DD sont en SATA et je suis sous XP Familiale SP2. Ce petit récap sera de bon aloi pour ceux qui seront amenés à se retrouver devant les mêmes problématiques de départ et aidera à se faire une idée d’une bonne façon d’y remédier. La chronologie étant respectée, il vous devra peut-être chercher des compléments d’infos ailleurs mais sinon, tout est là. Let’s go!


  1. Démontez le PC, normal en prenant les précautions d’usage (débrancher l’alim, éviter l’électricité statique, dépoussiérer toussa)
  2. Installez le nouveau DD (dans mon cas, et pas besoin de se prendre la tête avec le slave, c’est en SATA)
  3. Bootez. Windows reconnait le disque et installe les drivers qui vont bien.
  4. Une fois sur votre Desktop, cliquez droit sur Poste de travail puis Gérer. Cliquez sur Gestion des disques. Activez votre nouveau DD (il y a un clic droit à faire quelque part, je me souviens plus trop, pour qu’il soit activé).
  5. Partitionnez-le comme vous le souhaitez en créant 1) une partition principale et active (important pour la rendre bootable) 2) créer une partition étendue que vous pouvez subdiviser en partitions logiques à votre guise. Pour chaque création de partition, Windows gérera le formatage de chacune (et cela prend un peu de temps -1 heure pour 250Go par ex). Pour chacune de ces tâches, cela se passe essentiellement au clic droit. ATTENTION, ne touchez qu’au nouveau DD dans cette partie! Toute action sur votre ancien DD aura des conséquences catastrophiques! 
  6. Votre nouveau DD partitionné et formaté, downloadez XXClone, la version gratuite.
  7. Faites plusieurs scans bis repetitas avec CCleaner pour vous débarrasser des fragments de fichiers qui polluent le registre et défragmentez votre disque C:
  8. Installez XXClone et lancez-le. L’option pré-cochée est celle qui nous intéresse. Prenez bien soin de sélectionner le disque C: comme source et votre nouvelle partition principale active sur votre nouveau DD comme cible.
  9. Pour s’assurer un clonage parfait, allez dans Cool Tools et cliquez sur Make Bootable, Duplicate Volume ID (important pour préserver l’intégrité du Système) et Add Test Boot.
  10. Lancez enfin le process de clonage. Il me semble qu’un reboot sera demandé, auquel cas, rebootez.
  11. Le Bios vous demandera de choisir sur quel Windows booter (eh oui, vous êtes dans une situation de Dual Boot). Bootez sur celui qui équivaut à la référence de votre nouveau DD. XXClone se lancera tout seul et vous aurez un beau message de félicitations. Premier constat votre nouvelle partition active (la H dans mon cas) sera devenue votre C: tout en restant sur le nouveau DD . ATTENTION, au début ça fait une impression étrange. En regardant dans la Gestion des disques comme exprimé en 4., on constate que le nouveau C: est virtuellement passé sur votre ancien DD alors qu’il est toujours sur le nouveau! Votre ancien C: a, quant à lui, pris la place de votre partition nouvellement créée sur le nouveau DD. Autrement dit, il faut bien vérifier que c’est le cas en regardant les capacités de la nouvelle partition du C:. Deuxième constat: aucune mauvaise surprise, ça fonctionne.
  12. C’est ensuite qu’il faut bien garder à l’esprit ce qui a été évoqué en 11. car il s’agira de copier/coller ce qui se trouve en D: et E: par exemple, sur vos nouvelles partitions sur le nouveau DD (I: et J: par ex) car le but sera de transformer ces copies en leur réallouant les lettres des anciennes partitions pour ne pas casser tous les liens avec le C: original. Le copier/coller de vos données persos se fait simplement par Windows. CONSEIL: faites un scandisk des deux partitions contenant vos données pour éviter des messages chiants de Contrôle de Redondance Cyclique, qui interrompra systématiquement votre copie et vous laissera avec des sueurs froides et l’envie de mettre une grosse droite dans votre LCD. J’ai eu le cas et un scandisk -en cochant les deux options- a tout résolu)
  13. PAUSE. Une fois ces modalités accomplies, respirez un grand coup, le plus dur a été fait. Fumez votre clope, servez-vous un grand verre, allez faire un tour ou l’amour à votre conjoint et dites-vous bien que quoiqu’il arrive, vos données sont toutes dupliquées physiquement, donc vous n’avez pas joué avec votre vie. Vous n’aurez fait que copier vos données et n’aurez pas directement travaillé sur le C: (ce qui est le cas pour un fastidieux agrandissement de partitions, beaucoup trop risqué à mon goût).
  14. Maintenant, retournez dans les entrailles de votre PC (en ayant pris toutes les précautions d’usage bien sûr comme explicitées en 1.), débranchez votre ancien DD et connectez la broche du nouveau sur la prise SATA de l’ancien DD sur la carte-mère (il deviendra ainsi votre Disk0). Laissez l’ancien débranché. Rebranchez et rebootez. Bravo! votre système tourne désormais sur votre OS clôné! Et là -normalement- tout va bien. J’ai même installé des nouveaux softs à ce stade, c’est dire si tout s’est passé nickel (installation de nouvelle carte graphique, clé USB Bluetooth)
  15. Il ne vous reste plus qu’à réattribuer les lettres originales de vos anciennes partitions (désormais dispos, vu que l’ancien DD n’est pas branché donc pas de conflit). Et là, Windows n’y voit que du feu, les liens ainsi recréés font les connexions entre les partitions comme avant, donc entre les logiciels et vos musiques, photos, documents divers, etc. Faites des tests et utilisez votre PC comme avant pour s’assurer que tout va bien. Aucune mauvaise surprise non plus à l’usage en ce qui me concerne. Ca tourne comme une horloge suisse!
  16. Si vous n’avez rien remarqué d’anormal, il vous suffira de rebrancher votre ancien DD en complément et de le reformater pour en faire un espace de stockage supplémentaire vierge. Cette option est facultative et optionnelle si vous êtes parano et souhaitez garder un back-up mais sinon, Windows aura réattribué d’autres lettres aux partitions de votre ancien DD dans la continuité des lettres déjà attribuées au nouveau. Voili voilou, vous voilà avec un système ayant gagné un max de capacités (500 Go dans mon cas et une partition C: loin d’être saturée avant un bon moment).

Je passerai sinon sur les grosses sueurs froides concernant l’affichage dû à l’installation d’une nouvelle carte graphique car cela ne concerne que moi et que maintenant, tout va bien. Mon PC continue d’être en full heatpipe! Chaud devant.

Sinon, petit conseil final qui ne mange pas de pain vu que j’adore Google Earth mais que celui-ci peut faire chier lors des mises à jour à cause du satané Google Earth.msi qui est introuvable et qui empêche toute action sur ce programme, installation comme désinstallation:

  1. Virez manuellement toutes les occurences Google Earth que vous trouverez sur votre C:, en général dans Program Files.
  2. Ensuite, passez au moins 3 couches de CCleaner pour virer les saloperies récalcitrantes liées au programme qui zonent dans le registre.
  3. Ensuite, téléchargez Google Earth version 4.2 (et pas une autre!!! ne cherchez pas à installer la dernière mouture, celle-ci s’obstinant à chercher un fichier qui n’existe plus). Tout se réinstallera nickel.
  4. Faites les mises à jour lorsque vous serez sollicités.

Et pour terminer sur une note que j’ai entendue il a pas longtemps: l’Informatique c’est plus rapide, c’est juste que ça prend plus de temps!

Au rapport! De plantage…

12:08 am Techno, Tranches de vie Comments Off

Ca a le mérite d’être clair! Mozilla nous gratifie de messages d’alerte pour le moins explicites, qui décontenancent un peu quand on est habitué aux messages brumeux de Windaube. Bref, on appelle un chat un chat et passé le doute concernant un éventuel virus de mauvais goût, ça m’aura quand même bien fait marrer et j’apprécie la franchise!


Sinon, je galère comme une merde pour télécharger les 780Mo de 10MPH, mon nouveau film fétiche qui s’annonce déjà comme un préliminaire éthique à notre voyage de noces. D’ailleurs, le beau temps n’aidant pas à me concentrer un max sur des propositions commerciales, une fenêtre de Firefox reste toujours ouverte sur des points logistiques bien précis… Mon esprit divague quelques instants vers des contrées lointaines et sauvages, loin des villes et de la populace. Des noms résonnent comme autant d’évocations de Terre Promise aux vastes étendues sublimes et variées : Texas, Kansas, Colorado, Nouveau-Mexique, Californie… Même s’il reste beaucoup de zones d’incertitude pour les côtés pratiques, les aspects purement logistiques se mettent en place. Et mon esprit divague, divague et se projette loin de Paris et des horizons étriqués. Un bol d’air qui se dessine pour sûr. Hâte d’y être putain d’awash. Quant à la location de voiture, je serai intransigeant : V6 minimum. Voui môôôôsieur.

Sony Ericsson Xperia X1

3:02 am Techno Comments Off

Ca y est, ma quête est finie: j’ai enfin déniché l’objet de mes rêves, le prochain smartphone que je souhaite acquérir. Avec un vrai clavier et un écran tactile. Sony Ericsson ne m’avait jusque là pas très emballé, bien que Sony ait toujours eu pour moi une superbe longueur d’avance sur ses concurrents en terme de mobiles (et avant sa JV avec Ericsson). Et pourtant, les voilà qui coiffent littéralement (les couilles) au poteau à toute la concurrence dans mon idéal de smartphone. J’en ai rêvé, Sony l’a fait, encore une fois finalement. Après le Z1 et le Z5, me voilà revenu à mes premières amours. Admirez et taisez-vous. Fuck l’I-phone et autres gadgets pas aboutis. Voici l’ère de l’Xperia, la nouvelle expérience du smartphone. Sortie prévue d’ici la fin de l’année.

Trop beau pour être vrai

10:56 pm Techno Comments Off

Et malheureusement, faudra juste se contenter de l’Atom et d’une plus grosse batterie sur le 901… Pour le reste, on repassera…

Mobile Big-bang

1:43 am Techno, Tranches de vie Comments Off

C’était en 98, j’ai bossé pour une boite évenementielle qui me plaçait sur des points de vente pour vendre différents produits pour me faire un peu de thunes. J’ai fait deux jours dans un centre commercial près de chez moi à refiler des prospectus de coupons de reducs sur certains produits (que je devais aller identifier avec des petites affichettes dans les rayons et après les deux jours, comptabiliser les ventes, certains produits avaient été presque dévalisés). Je devais porter un t-shirt rouge fourni, avoir un jeans bleu (acheté un Levi’s tout neuf pour l’occase) et avoir des pompes blanches, rien que ça; heureusement j’avais mes Cortez blanches.

Je devais écouler tout un stock en bossant un certain nombre d’heures. Si ça s’est avéré payant pour certains produits, bon nombre de ces prospectus se retrouvaient dans le fond des caddies ou jetés sur la voie publique, ce qui amène un grosse frustration. Il me semble que j’étais censé les remettre en circulation. Bref, à la fin du deuxième jour, il me restait un paquet que j’ai cramé dans le jardin. Qu’est-ce que ça crame mal ces saloperies! Tout ça pour dire que jetés sur la voie publique, ces déchets doivent mettre un siècle à se désintégrer.

Bref, ça c’était l’intro car avec la même boîte, j’ai remis le couvert quelques mois plus tard (après les vacances à Royan, la Coupe de Monde et avoir poussé des caddies à Charles-de-Gaulle) mais cette fois-ci pour vendre des portables pour Bouygues Telecom. J’ai fait un centre commercial à côté des Mureaux (pas une vente) puis après c’était plus sympa vu que je me suis retrouvé dans différentes FNAC en région parisienne. Et là c’était la totale, vendre les portables, les forfaits, ouvrir les lignes et faire un reporting tous les soirs. 20 Francs de comm par vente. Ze misère.

Mais tout ça pour dire qu’à l’époque, j’avais un Motorola ENORME sur lequel mon père a fini par passer avec la voiture par inadvertance (avant de passer au Sony Z1, cet amour de portable), où Orange s’appelait Itineris et les écrans n’étaient pas en couleur. Y’avait des forfaits à la con, les mobiles ressemblaient à rien et on parlait du WAP pour faire genre je surfe sur internet! On regardait surtout si le mobile était bi-bande, le top étant quand même le tri-bande (crise de rire avec un groupement de mecs en parlant mobiles car un des gars faisait genre je m’y connais en balançant une énormité : ah ouais, ce téléphone fait big-bang. Fou rire qui commence et un des mecs me regarde, complice, en disant ouais ça doit faire mal. Mort de rire). 

C’était il y a dix ans putain et maintenant quand on parle mobile, ça devient un exposé sur toutes les dernières technologies que l’on peut trouver dans un mobile: quadribande, GPS, GPRS, HSDPA, 3G, Wi-Fi, appareil photo 5M pixels (lol à l’époque je vendais un vieux Nokia ET un appareil photo -argentique bien sûr- pour 1 franc de plus, véridique ), Jeux, TV, NFC et tutti quanti. Bref, c’est une autre dimension, une autre galaxie et je me remémore avec délectation cette époque où vendre un portable, c’était finalement vendre un accessoire au forfait. Maintenant, c’est l’inverse. On choisit d’abord son portable et son forfait en fonction des possibilités du portable.

Penser à l’époque que l’on aurait tout ça un jour, c’était Star Wars. C’était comme… je sais pas moi… savoir qu’un jour les films sur un Video Disc tiendraient sur un CD ou que… la bulle des Air Max feraient tout le tour de la pompe, que les télés ne ressembleraient plus à des coffre-forts ou qu’un jour on serait connecté en permanence sur internet et que l’on aurait pas besoin de choisir entre téléphoner et "surfer" (enfin faire du ski sur des cailloux) sur internet. Maintenant on téléphone SUR internet. Bref, je me dis qui si je devais vendre des portables aujourd’hui, il faudrait que je sois un vrai technico-commercial!  

C‘est quand je regarde ce qu’il me faut comme prochain portable que je me rends compte qu’il faut prendre en compte les évolutions à venir. Tout va tellement vite qu’il ne suffit d’anticiper que de quelques mois l’implémentation de nouvelles technologies dans les portables. La NFC (qui laisse entrevoir parmi les applications les plus excitantes - ex le micro-paiement) devrait pouvoir voir le jour dans bon nombre de terminaux d’ici l’année prochaine (je crois même que certaines cartes SIM offrent cette fonctionnalité NFC) ou encore le softmodem (edit: qui peut recevoir un chip softcore - avec de nanas à poil ) qui tirera un maximum partie des débits offerts pas le Wimax. La plastique, c’est fantastique, le silicium, du top premium et c’est partie pour le Mobile Big-Bang! La nouvelle tendance? Revenir à des mobiles antiques dans cette course effrénée aux dernières technologies. C’est le moment de remettre mon Sony Z5 en circulation, bien trop en avance sur son temps à l’époque. Toujours indémodable.  

Yam Yam Tenori: It’s On!

3:06 am Techno, µzik Comments Off

Yamaha cette marque divine qui, en dehors d’être la marque de ma bécane, est aussi la figure de proue des précurseurs de fabricants d’instruments de musique depuis plusieurs décennies. Que ce soit avec le CS-80 qui fut une des marques sonores de prédilection de Vangelis ou le DX-7 qui marqua un tournant dans l’ère du numérique en influençant un grand nombre des compositions des années 80 (et en popularisant le protocole MIDI) ou encore du mini séquenceur avec le QY 70, cette marque revient en force à l’avant-scène de l’avant-gardisme de la création musicale avec le Tenori-On

Ce hardware est un séquenceur de nouvelle génération qui chamboule le monde des équipements à tout faire, que Roland a défini il y a près de 10 ans avec la Groovebox mais en poussant l’ergonomie dans les retranchements de la prise en main optimale. Le concept du tout-en-un est ici développé à fond, en offrant à l’utilisateur la possibilité de visualiser au moyen de leds ce qui était avec la MC-303 purement cérébral, à savoir la possibilité de concevoir un morceau et ses arrangements note par note et par piste, tout cela sans PC, sans écran et sans clavier. J’ai toujours été séduit par le côté tactile offert par le hardware mais appréciait tout autant la simplicité d’un séqenceur échantilloneur soft pour y coucher des idées en un temps record. Une sorte de dématérialisation du rapport conventionnel direct entre la source physique des notes et le musicien pour être le chemin le plus court entre l’ébauche de la composition arrangée et le produit fini.

Je rêvais en fait d’un mariage parfait entre ma Groovebox et le logiciel Music de Jester Interactive sur PS1, qui m’a permis pendant longtemps de composer bon nombre de tracks electro. Ce constat a été d’autant plus vivace que lorsque je me projette en tant que futur papa qui aura besoin de raccourcir au maximum le temps entre l’idée qui germe et le temps où je peux faire une ébauche mélodique. Depuis un moment, lorsqu’une mélodie me vient, je l’enregitre à la voix sur mon portable et après, je l’ébauche sur mon piano, enregistrée en live en audio sur Protools. Or cela demande du temps et encore plus pour les arrangements. Et ce délai avait besoin d’être raccourci.

Le Tenori-On, outre un sublime effort de design, semble tenir ses promesses sur papier. Il est, dans mon esprit, l’archétype du chaînon manquant dans le processus de création musicale entre l’idée et le produit fini. D’après l’engouement des utilisateurs de la première heure, il remplace allègrement un séquenceur logiciel, tout cela dans un produit agréable et intuitif que l’on peut aisément prendre en main. La technologie musicale semble ne pas être en reste, avec une qualité sonore au rendez-vous et la possibilité de gérer des expandeurs en midi. Si on injecte le tout dans Protools pour un traitement de post-prod, ça pourraut grave déchirer sa grand-mère. J’aurai l’impression d’avoir le confort d’utilisation que j’ai connu sur la PS1 combiné à la qualité sonore du matos hardware et logiciel.

Maintenant, je sais avec le recul les frustrations générées par la Groovebox à l’usage en fonction de mes attentes avant son acquisition et même si la technologie a largement évolué en 10 ans, je devrais plutôt ménager mes attentes. Mais au vu du cahier des charges, ce nouveau bébé de la marque aux trois diapasons a tout pour combler mes attentes. A 750€ le mouflard, il a intérêt à sérieusement tenir ses promesses, surtout au risque de me faire arracher les yeux et de me faire pendre par les couilles avant le mariage. 

Un gros cookie qui fait des miettes

7:46 pm Start-up, Techno Comments Off

On devait bien y arriver. Dans un monde où la publicité semble être la clé de tout (pour booster la croissance,  atteindre le plus de gens possibles, monétiser à tout va, nous gaver de widgets dédiés), internet est la panacée, la caverne au trésor. Les bases de données de France Télécom semblent avoir été épuisées, les gens lassés d’être sur-contactés par des call centres le soir en rentrant du boulot. Il fallait bien que cette myrifique base de données qu’est l’Internet serve les intérêts de nos braves annonceurs qui ont du rêver de cette aubaine depuis des années. C’est donc sur ce marché très porteur que viennent se placer certains intermédiaires peu scrupuleux…

Après des tentatives qui ont lamentablement échoué en utilisant les réseaux sociaux (on se souvient de l’enfoirade en règle de Fessebook), voici qu’arrive une très vicieuse technologie, presque aussi vicelarde et vendue que les FAIs qui utilisent ce super-espion au service de la pub, un sacrée immersion dans votre vie sur le net, j’ai nommé Phorm. Eponyme d’une boîte anglaise enregistrée dans le Delaware et qui emploie la crème des programmeurs russes -mmh, ça c’est le genre de montage bien connu des boîtes internet car elles ne paient pas d’impôts au Delaware, ça en dit déjà long sur la mentalité des fondateurs, dont la précédente boîte était à l’origine d’une saloperie de rootkit et, on le sait tous, les anglais sont très forts niveau marketing- il s’agit donc d’un super spyware qui est activé par défaut par le FAI, un cookie plein de pépites qui fait pas mal de miettes. Et pour cause, ce cookie capte absolument TOUTES les pages que vous visitez, tous les mails que vous recevez et écrivez en ligne, les forums sur lesquels vous surfez et dans lesquels vous postez et en fonction des données recueillies qui sont communiquées aux annonceurs, on vous balance de la pub ultra-ciblée. 3 des plus importants FAIs britanniques ont déjà mis en place ce système.

La techno a de quoi faire quelques vagues question respect de la vie privée et je ne verrais pas ce type de techno sur mon PC d’un très bon oeil… Comment savoir EXACTEMENT quelles données collecte ce truc? On ne peut que s’en remettre à leur bonne foi mais bon, il ne faut pas être dupe non plus (ex, le logiciel ne lirait pas les pages sécurisées…). Déjà que je suis un peu réfractaire à des trucs genre OpenDNS, alors avoir un méga spyware sur mon PC me ferait encore plus criser, surtout s’il est d’office activé à mon insu. La façon dont le système fonctionne est largement contestable et suscite une vive polémique outre-Manche. Même Tim Berners-Lee fait connaître son aversion. Pour ceux que ça intéresse de se faire leur propre opinion, il suffit de faire des recherches sous Google pour y avoir le pour (partial) et le contre (dénué de lucrativité) car je ne linkerai pas vers cette merde. J’espère que nos lois sur les données personnelles sauront nous préserver de ce mouchard très indiscret et que les FAIs ne nous feront pas des coups-bas (comme ce fut apparement le cas pour British Telecom qui doit maintenant faire face à des plaintes.) 

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