On dira ce qu’on veut, la Bourse est un jeu où on peut jouer gros. Une spéculation pure et simple et même s’il n’a pas directement détourné des thunes, Kerviel était intéressé par l’appât du gain. 300.000 euros de bonus, il allait pas cracher dessus non plus. Pareil pour l’administrateur qui s’en tire plutôt bien en revendant avant que ça s’effondre. C’est vrai que ça pue le délit d’initié. Mais bon, après des affaires comme Enron, peut-on encore s’étonner d’enfoirades à des échelles démesurées pour le commun des mortels (et des petits-porteurs)?
Je lisais un article aujourd’hui concernant Microsoft qui savait (lui) comment faire pour bien booster la valeur de ses actions. Des résultats qui dépassent les prévisions et une réévaluation des nouvelles prévisions. Bah ouais. De la spéculation pure. La Bourse, c’est un bac à sable plein de fourmis rouges : il vaut mieux pas trop creuser. Et Kerviel est tombé sur une bonne fourmilière. A titre de comparaison, les pertes de la Société Générale sont équivalentes aux bénéfices 2007 de Microsoft et nettement inférieures aux bénéfices de Nokia pour la même année! Même Nick Leeson n’a pas fait mieux.
Edit : Putain M6 pousse le vice jusqu’à passer Trader ce soir! Et dixit les dialogues du film "ces enfoirés de la Société Générale"
Je deviens peut-être vieux et con mais je me souviens d’une pub Nespresso qui annonçait pendant plusieurs semaines une date X à laquelle, selon les lois de la pub, devait être présentée une nouveauté, un truc innatendu. Alors on se demande bien ce qu’il pourra y avoir. Et le jour J, que voit-t-on? Pareil, George Clooney qui se fait rembarrer de plus belle et qui doit remettre sa fierté mal placée au fond de sa tasse. Pas de nouveaux parfums rien. What else? Ha si, sauf que la pub est tournée de telle façon que (et après la mise en haleine préliminaire) le clou de la pub se manifeste par l’apparition d’une charmante brune que je ne me souviens pas avoir vue avant. Ah. C’était donc ça la surprise? Elle lui met donc un gros zef à ce brave George et en plus une vieille peau qui l’a pris pour le voiturier peu de temps avant vient taper la discute avec elle en l’appelant par son -vrai- prénom, genre je t’avais pas reconnue blablabla… Bref, comme George, je me sens comme un con (sauf qu’il repart avec l’Alfa). Implicitement, tout le monde devait la connaître. En gros, tout ce teasing et cette pub pour en déduire que cétait cette nana la surprise. Bon, après quelques recherches, elle est super jeune, elle a fait quelques films que je connais pas et depuis que la pub ne passe plus trop dans son intégralité, on pourrait vraiment croire qu’elle est faite pour elle. Mais bon sang serait-ce un coup médiatique monté avec Nespresso pour la faire connaître un peu plus? Parce que je trouve que la pub ne casse pas des briquettes honnêtement (même si elle est lèchée). Alors George, who’s that girl?
Le coffret Ultimate est à la Fnac au prix vert de 39,90euros. WAHOOOOOOUUUUUUU! Si vous saviez pas quoi m’acheter pour Noël, maintenant vous savez. Ca va partir comme des petits pains je le sens…
Aaaaaah quel bonheur de constater que ma série fétiche "Quoi de neuf docteur?" est enfin sortie en zone 2!!! Première saison de 24 épisodes. J’attends déjà la sortie des prochaines saisons avec impatience… Je me suis tellement attaché à chacun des personnages que je vais pouvoir m’empresser de redécouvrir cette série cultissime de ma tendre jeunesse, que bon nombre de trentenaires comme moi ont connu. De mémoire, c’est bien la seule série à avoir abordé tous les sujets de manière à parfois m’en tirer des larmes d’émotion. Une bien belle prouesse pour une série, même si je suis plutôt bon public, surtout lorsqu’il s’agit de chialer comme une madeleine. Mais ce n’est certainement pas pour rien qu’elle a été maintes fois nominée (et moins, hélas, récompensée) aux Emmy Awards et Golden Globes. Bientôt je vais pouvoir la revisionner sur mon home-cinéma, qui est au rebus depuis un petit moment, histoire de revenir un peu dans les souvenirs douillets des retours de cours pour retrouver la vie quotidienne des Seavers (et de revoir Leonardo Di Carpaccio en petit jeunot)!
C’est avec un certain bonheur que j’ai pu constater que l’excellent et effrayant (et pourtant décrié) 26 days later de Danny Boyle aurait une suite, dont la sortie est programmée pour la troisième semaine de Septembre. L’occasion de retrouver les effrayants zombies dans une forme olympique (ce qui les rend bien plus terrifiants qu’une armada gauche au ralenti, ce qui est un peu logique comme parti-pris vu qu’ils crèvent la dalle…). Allez, une des images du film que je trouve fascinante de simplicité et d’efficacité : une paire de lentilles et on transforme notre fute en usine à chocolat!
Puisque je suis cloîtré à la maison, à attendre que ma grippe ne me retourne plus autant les intestins au point de me laisser encore des traces de pneus pour pouvoir sereinement affronter le monde extérieur (moyen la couche sous le costard), j’en profite pour me regarder les DVDs que je n’ai pas eu le temps de regarder depuis Noël. Et je dois dire que je me suis régalé. Deux films d’animation aux styles bien différents mais somptueux dans leur réalisation. J’en reste encore bouche bée, avec mon âme de grand nenfant.
En restant dans les traces de pneus, et pour ne plus nommer les studios Pixar, autant vous dire que j’ai carrément accroché Cars. Riche de références, il nous accorde de beaux moments d’émotion (si, si!), de réflexion, d’amusement et d’action, quelque chose qu’on aurait tendance à croire ne pouvoir àªtre possible pour un film d’animation, surtout en y personnifiant des voitures! Eh bien pour les sceptiques, c’est très réussi et toutes les personnalités trouvent une incarnation de tôle qui lui sied à merveille (ils sont arrivés à sexyfier une Porsche, notamment avec une voix splendide dans la version franà§aise - Cécile de France apparement). Ne manquez pas les racailles de la route sous forme de voitures tunées, par qui toute l’histoire commence d’ailleurs. Un clin d’oeil à un film que vous reconnaîtrez sûrement.
Pour les amateurs de voiture, tous les ingrédients y sont (les sons, les sons de V8!!!) jusqu’aux petits détails (les feux de recul lorsqu’ils effectuent une marche arrière). Mais en filigrane, c’est toujours la nostalgie qui est là , celle de feu la route 66, celle de prendre au lieu de gagner du temps, des grosses bagnoles, de rouler pour rouler (comme le fait remarquer Sally la Porsche), l’âge d’Or de la voiture américaine dont la possession est un droit quasi-constitutionnel aussi immuable que le droit de porter une arme. L’Amérique ne s’est pas seulement faite au flingue mais surtout à l’automobile. Pixar nous le rappelle tendrement avec ce film rûdement bien foutu et une BO qui lui colle comme le goudron à vos pneus et dont certains morceaux vous donne envie d’appuyer franchement à l’image de Life is a highway de Rascal Flatts.
Quant au deuxième, il s’agit de Paris 2054 : Renaissance. Clairement un gros clin d’oeil à Blade Runner. Pour moi la description s’arrêterait presque tout simplement là si la technique d’animation utilisée ainsi que les décors n’étaient pas traités de faà§on aussi fraîche. Pour l’animation, j’ai crû pouvoir distinguer deux techniques : une en images de synthèse et l’autre plus en dessin, les deux se fondant parfaitement. Mais la particularité saisissante de ce film reste son traitement entièrement en noir et blanc, le jeu entre le noir et le blanc relevant d’un travail digne de la magie (imaginez faire ressortir les traits d’un visage avec du noir et du blanc, lui faire exprimer des émotions, tout en le faisant bouger…). Un travail qui n’a pas manquer de me fasciner tout au long du film. Le scénario est également bien ficelé et il nous accorde d’excellents moments, dont certains sont voués à devenir aussi anthologiques que ceux de Blade Runner (la séquence du docteur Müller, mythique!). Aller, faut tout simplement regarder cette belle surprise qui vient en plus de chez nous, ne serait-ce que pour voir les transformations infligées à Paris. Splendide!
Pour rester un peu dans la nostalgie qui transpire du billet précédent, voici une nouvelle qui fait couler beaucoup d’encre depuis quelques temps dans la communauté des fans de ce monument de cinéma qu’est Blade Runner de Ridley Scott. Un film qui a marqué ma génération et continue, 24 ans après sa sortie, à àªtre diffusé dans certaines salles parisiennes! Un film noir, magique, réellement envoûtant, suitant de toute part, mystique. Dans le courant 2007 devrait sortir un coffret 4 DVD, avec toutes les versions connues à ce jour mais MAIS! il y aura ENFIN la version telle que l’a toujours voulue Ridley, avec des scènes inédites. Je suis fan de toutes les versions car c’est un film dans lequel vraiment tout m’a marqué. Et le monologue final de Rutger Hauer avant de s’éteindre… pfffff un classique. Tellement un classique que j’avais conclu une disserte de philo avec ce monologue. Mon petit hommage à moi à cet immense film. Merci Ridley.