Control is bullshit

11:08 pm Tranches de vie, µzik Comments Off

Chris Pirillo’s thing about DRM in his keynote at this year’s edition of Le Web. I can only subscribe to this.

Ce n’est que trop vrai, surtout quand je vois le fiasco-souk récent avec tous mes titres Fnacmusic, payés grassement et dont certains sont toujours inaccessibles. Inadmissible bordel! Je dois bien avoir 250 titres, à 99c chaque, faites le calcul. Même si la plupart sont passés en MP3 par Fnacmusic, le peu qu’il reste en WMA-DRM enabled partent en couille. Le propre d’une musique est de pouvoir y accéder quand on veut, où on veut lorsque l’on en devient propriétaire. Ils ont beau me recréditer du montant du préjudice, rien à foutre. Je veux pouvoir écouter mes ziks!!! Bref, je suis bien placé pour cautionner cette maxime. Le DRM, c’est une pure merde de maison de disques, sucés par l’ADAMI et consors!, avec la bénédiction de Bilou. La musique de maintenant nécessite que l’on réinvente le business-model. Fini de se reposer sur les ventes de CD, faut être inventif (la façon de bosser de Laurent Voulzy n’a plus d’avenir – que des CD, pas de concerts – ça tombe bien, il approche de la retraite): concerts, royalties de radios traditionnelles et web, clips, séries – bon filon –, cinéma, produits dérivés. Faut s’adapter quoi.

D’ailleurs, le prochain album de Angels & Airwaves arrive pour la Saint-Valentin, le bien-nommé Love. Il sera accessible gratuitement! Bel exemple. Mais la surprise qui me met l’eau à la bouche, est leur film. Info ou intox? Rendez-vous en Février. 

Le poisson cru, c’est bon

10:33 pm Trésors du ouaibe, µzik Comments Off

L’autre jour, en en cherchant un titre de Clarika sur Deezer, je suis tombé sur Sexy Sushi. Un truc de fou. Une espèce de Atari Teenage Riot avec à la place d’Alec Empire, une sorte de Catherine Ringer sous ecsta. Peu d’infos sur le groupe, qui semble cultiver le mystère à la Père Founasse, avec sa chanteuse énigmatique qui fait des sets live topless avec des lunettes improbables mais toujours avec une voix plutôt envoûtante et toujours cette prod limite indu minimaliste. Attention, c’est déjanté à fond et certaines chansons poussent le vice jusqu’à rester un bon moment dans la tête (ex: Toutes comme moi, A bien regarder; Rachida). Un Ovni musical qui m’a bien plu. Allez faire péter les watts sur Deezer et couchez les enfants. 

Le jeu du bien pas bien

12:16 am Tranches de vie, µzik Comments Off

Un article et un site intéressants à se mettre sous la dent. L’UMP qui pensait faire une petite teuf entre amis en s’affranchissant d’autorisation et de déclaration des droits de diffusion de MGMT et un récapitulatif des lois concernant les droits d’auteurs en application avec la vie numérique. Chacun devrait le lire pour faire du web un espace plus respectueux des droits protégeant les oeuvres de l’esprit. Et oui, nous ne sommes pas à l’abri car encore une fois, le précepte Nul n’est censé ignorer la loi est valable pour tout le monde. Mais parfois c’est un peu flou. L’occasion de faire le ménage dans mon site en reconsidérant, entre autre, la diffusion de vidéos Youtube ou Dailymotion qui ne respectent (pour la plupart) pas ces droits (en général, les vidéos en faute sont rapidement effacées, les ayant-droits ou leurs avocats ayant fait leur boulot mais c’est loin d’être systématique. De toute façon, les vidéos mortes, ça fait des trous dans les posts et les vidéos tout court, ça comble un vide quand on n’a rien à dire, et voilà, je suis maintenant totalement fidèle à mes convictions).

Alors je vous propose un petit jeu en fonction des connaissances juridiques que j’ai concernant le respect des lois relatives aux droits d’auteur et à la diffusion d’oeuvres de l’esprit:

  1. Uploader des clips/extraits de films/extraits sonores sur Youtube/Dailymotion sans autorisation: Pas bien (passible d’une peine d’emprisonnement + amende. C’est de la contrefaçon)
  2. Faire une vidéo utilisant des images de film avec sa propre BO utilisant des chansons non déclarées: Pas bien. (et ouais, on fait pas n’importe quoi avec les droits d’auteur. Si la musique a plus de 70 ans en revanche sur des extraits de Nosferatu, pas de problème)
  3. Faire comme si les sites de streaming avaient la responsabilité pour vous: Pas bien. (Ce n’est qu’un support. Vous êtes le coupable de la publication du contenu et vous seuls. Ils s’en défendent bien dans leurs CGU… à tort?)
  4. Diffuser ces vidéos sur son site perso: Pas bien (c’est assimilé à de la complicité de diffusion de contrefaçon sauf si du Official Content)
  5. Ecouter du streaming chez soi: Bien (c’est comme écouter la radio, ils se sont acquitté - normalement - des droits de diffusion)
  6. Enregistrer du streaming pour l’écouter dans son baladeur/autoradio: bien (il s’agit d’un usage privé. Vous avez en plus payé votre contribution Sacem en achetant vos supports numériques vierges. Qui n’a jamais enregistré la radio?)
  7. Vendre ces enregistrements dans la rue à Barcelone (ou partout ailleurs): strictement Pas bien (c’est du recel purement et simplement).
  8. Ecouter ces morceaux dans votre voiture avec les vitres fermées: bien
  9. Ecouter vos morceaux dans votre voiture à fond les vitres ouvertes: Pas bien (certes c’est un cas extrême mais selon la loi, c’est assimilé à de la diffusion publique, vous devez avoir les autorisations nécessaires et vous acquitter des droits de diffusion)
  10. Ecouter sur votre baladeur au casque: bien (mais pas trop fort hein, pensez à vos feuilles, les dommages étant irréversibles…)
  11. Ecouter des morceaux avec un haut-parleur: pas bien (en plus de faire chier l’entourage, c’est le même point qu’en 9)
  12. Jouer le DJ dans une petite fête avec vos potes: bien (c’est dans un cadre privé)
  13. Jouer le DJ dans un rassemblement sans autorisation: Pas bien (on dépasse le cadre privatif, il y a donc un public, qu’il ait payé ou pas)
  14. Diffuser de la musique à son mariage sans déclaration: Pas bien (eh oui attention, l’église comme la mairie sont des lieux publics)
  15. Donner libre accès à votre CDthèque en MP3 sur des sites de P2P: strictement pas bien (étant donné la portée publique du P2P, vous êtes passible de peines condamnant le recel)
  16. Télécharger du contenu en P2P: moyennement bien (vous savez d’où ça provient, même si ça peut être considéré comme une copie privée pour un usage privé. Vous ne vous acquittez pas des droits d’auteur. On est loin du CD que vous empruntiez aux potes pour le copier sur votre K7 - surtout qu’il n’y a pas de taxe Sacem sur les DD. Bref, si un morceau vous plait, achetez-le en téléchargement).
  17. Faire de la musique et la mettre à disposition du public sur le net: Très bien (c’est vos morceaux, vous en attribuez les droits d’exploitation, que ce soit par Creative Commons ou par la simple protection automatique qui protège les oeuvres de l’esprit dés leur conception. Pour vous en attribuer la paternité incontestable, il faut le faire reconnaître au plus vite pour dater cette création auprès d’un huissier. Cela pourra alors facilement être utilisé comme preuve irréfutable en cas de litige. Quelque soit la solution choisie, la diffusion d’une oeuvre par une tierce personne est toujours soumise à la demande d’autorisation de l’auteur, moyennant une rétribution ou pas, c’est à l’auteur de décider).
  18. Plagier une chanson parcequ’on la trouve sympa sans accord: strictement pas bien (Le plagiat d’une oeuvre originale mise à disposition gratuitement ou pas, surtout dans un but lucratif est clairement condamnable, ce qui a donné dans l’histoire de beaux cas de jurisprudence. Attendre un plagiat peut même faire partie d’une stratégie dangereuse mais pouvant être payante. De toute façon, la loi est derrière vous à condition d’avoir fait le minimum syndical pour faire valoir vos droits).
  19. Faire une video perso avec une bande-son et la diffuser sur son site: pas bien (il s’agit d’une diffusion publique donc il faut une autorisation des auteurs et payer des droits de diffusion. De plus, la moindre des choses est d’indiquer de qui sont les chansons et leur titre. C’est un des objets du délit dans l’histoire opposant MGMT à l’UMP…)

Et encore je parle pas des images…

Tuning sonore

10:16 pm Techno, µzik 1 Comment

Un article intéressant du Time m’a interpellé l’autre jour concernant l’usage peut-être abusif de l’Auto-tune depuis un moment. C’est vrai que lorsque j’ai le malheur de m’attarder un peu trop sur Skyrock (oui oui j’avoue mais le supplice ne dure jamais longtemps), ça fait un moment que j’ai constaté ce fait : les voix sont souvent robotiques sans pour autant être du vocoder ou de la talkbox. Je connaissais l’auto-tune depuis l’album de Cher en 1998, porté à son paroxysme par Eiffel65 l’année d’après avec son tube Blue et son album Europop en en faisant leur marque de fabrique. Puis je trouve que ça s’était plutôt calmé. Mais voilà qu’il revient avec fracas et outrance dans les compos de R&B et de rap. Celui qui a remis cet ineffable effet au goût du jour est T-Pain.

Maintenant cet article pointe du doigt une forme de dérive qui remet en question l’essence même du chant, à savoir faire passer de l’émotion, peu importe les petits écarts de justesse. Je ne peux pas dire que j’adhère à une telle analyse, un chouilla conservatrice. On se met alors à accuser le système de faire de la production à la chaîne en minimisant le nombre de prises en rattrapant facilement les fausses notes et en se permettant de faire chanter des casseroles tant qu’elles ont un beau cul pour les clips.

C’est une conclusion un peu hâtive à mon sens car ce qui restera une valeur universellement reconnue, c’est qu’entendre une fausse note restera une écorchure sonore. Une voix qui chante faux, c’est un écartèlement. Et pourtant, on peut entendre dans le rock indépendant des belles chansons qui sont loin d’être parfaites au niveau du chant. Et c’est pas un problème. Je dirais même que ça fait partie de ce que l’auteur veut nous transmettre. C’est ce qui fait que l’univers musical est fascinant de différences et donc de richesses. La musique reste la musique. Je dis toujours, peu importe les instruments, c’est le résultat qui compte. C’est souvent les choses les plus intéressantes qui sortent des détournements (à ce titre l’anecdote sur l’origine de l’algorythme est fascinante).

Alors on se met à critiquer le formatage caca de la musique. Après être passé de la chaleur de l’analogique à la raideur du numérique, du support physique à l’immatériel, de la musique exclusive et rare à un produit de consommation de masse jetable, on passe de l’imperfection de l’émotion pure à la froideur de la perfection au pouillème de ton et à la double-croche près. Formater. Comme un disque dur. C’est l’ère du numérique! Il faut des voix robotiques. Berk! Perso je m’en fous, j’ai toujours aimé ces voix électronisées. L’idée d’une voix humaine traversant les composants me transcende. Je crois que ça ne s’explique pas. Et ça a commencé tôt.

Notre journaliste fait donc un parallèle un peu facile entre l’utilisation d’un effet et le fait d’y voir les prémises de la déchéance de l’industrie musicale. Les effets ont toujours fait partie de l’ambiance d’une musique, d’une époque et on aurait tort de s’en priver. Pourquoi critique-t-on ces ingénieurs sonores qui veulent innover? Une musique sans effet est chiante à mourir. Qu’auraient été les années 80 sans des bonnes réverbes et des delays? Qu’auraient été les Eagles sans l’Harmonizer? Qu’aurait été Roger Troutman et Zapp sans la Talkbox? Et si Kraftwerk n’avait pas distillé quelques sonorités au Vocoder sur le géniallissime Autobahn? On pourra dire bientôt : qu’aurait été T-Pain sans l’Auto-tune?

Car on accuse facilement T-Pain de ne pas savoir chanter, à tort. Effectivement, si le but de cet effet est de replacer les bonnes notes là où elles sont fausses, pour que l’effet soit maximal avec les réglages idoines, il faut chanter faux! Je vous mets au défi d’essayer de chanter faux quand vous avez l’oreille musicale. C’est un exercice très difficile, tout comme il n’est pas naturel de chanter avec une talkbox ou un vocoder (sauf si on change artificiellement la hauteur de note au detune pour la repasser à celle de base à l’auto-tune). Bref, à essayer avec Gsnap.

Bref, avant de tirer des conclusions hâtives sur l’avenir de la musique, il faut juste se dire que c’est un effet parmi tant d’autres qui sert la créativité et qui a son petit effet de mode. Qui dirait que Jodeci a eu tort d’utiliser la talkbox? Certainement pas moi. D’ailleurs, au nom de l’exploration sonore, Auto-tune dans ma prochaine compo!

Bientôt 32 ans

11:12 pm Compos, Techno, µzik 3 Comments

Après tout, on s’en fout. C’est juste qu’il faut toujours se trouver des bonnes raisons pour obtenir ce que l’on convoite , en l’occurence, ça:

 

Bref, il s’agit du Digitech Vocalist Live Pro, une très belle référence en matière de processeur d’effets dédié à la voix. On pouvait guère en attendre moins d’une boîte comme Digitech, filiale de Harman (si si, la même boîte derrière Harman Kardon). Bref, un pitching pour faire des voix un peu robotisées (si on veut ou très léger pour rattraper les défauts de justesse), des effets signés Lexicon mais surtout, SURTOUT, des harmonies magnifiques. Ou en gros, comment se faire accompagner d’un choeur pour pas trop cher. C’est en écoutant quelques démos que je me rends enfin compte de ce qui embellit la voix de David Gilmour ou des Eagles, avec (et j’ai hâte de l’entendre), carrément la possibilité d’avoir des chants gospel. Oh pitin, ça va carrément m’élargir l’horizon sonore du chant de mes compos. 

Le but de l’harmonizer est simple : rajouter des voix par harmonie (ou intervalles harmoniques, que ce soit en tierce, quinte, octave ou autre) pour donner de l’ampleur à la voix, idéal sur des refrains ou pour appuyer certains mots ou phrases dans les couplets. En gros, ça fait vivre le chant. Et le tout, en analysant précisément la tonalité de votre morceau, grâce à ses multiples entrées et DSP qui tuent. Si vous voulez un exemple de ce que donne en principe l’usage des harmonies dans le chant, écoutez cette magnifique chanson de K’s Choice (en gros, la voix envoûtante de Sarah Bettens doublée de celle de son frangin, ce qui est un peu leur marque de fabrique). Sublime (et redécouvrez le reste de Cocoon Crash pendant que vous y êtes, ça a pas pris une ride).


Découvrez K’s Choice!

Change de ton

11:41 pm µzik Comments Off

Nouvelle étude de cas musical! Ouais, j’ai l’âme d’un prof en ce moment (ou simplement besoin de valider mes dires, au choix). Une bien belle chanson de Nickelblack donc, qui utilise les schémas classiques et éprouvés de structure mais en jouant sur le changement de tonalité pour redonner un bon coup de souffle au morceau avant la fin, ce qui fait indéniablement monter l’émotion d’un cran. Et au passage, un petit pont avec un petit phaser sur la voix. Encore une bien belle chanson bordel de dieu.

Et au passage, double fuck pour Youtube et double satisfecit pour Dailymotion pour la qualité de vids!

Anges et Chewing-gums

10:55 pm Trésors du ouaibe, µzik Comments Off

L’autre jour en écoutant une radio web, je suis tombé sur un groupe au nom intrigant et très aérien : Angels and Airwaves, groupe de l’ancien chanteur de Blink-182 à la voix tout aussi aérienne. Ils sont d’ailleurs à l’origine d’un soi-disant nouveau genre musical, le bien-nommé Aérorock. Dans un monde où on a toujours besoin d’ étiqueter les choses pour mieux se les approprier, s’y projeter et éventuellement les comprendre, il fallait rajouter un genre. Moi je me tape de ces étiquettes mais je suis tombé sur une définition de Wikipédia du genre qui vient amener un peu de flotte au moulin à élucubrations de mon post sur le processus de composition sur la structure d’un morceau et mérite une petite étude de cas. Au-delà du blabla sirupeux et un peu prétentieux, j’ai trouvé cette définition de leur structure anti-conservatrice plutôt intéressante :

"Cette descendence du Rock se veut plus humaniste, plus "frais", futuriste et moderne (ndlr). L’aéro-rock incorpore des ambiances futuristes à la musique. Ainsi, le schéma habituel du Rock (couplet-refrain) est abandonné pour un schéma moins structuré, plus à la manière d’un livre qu’on ouvre, lit et referme. Il y a le plus souvent une introduction, un ou plusieurs couplets, un refrain répété, et pour finir une outro."  Bon on en conviendra, ça veut rien dire. Pourquoi?

Déjà parce que résumer un morceau de rock a du vulgaire couplet-refrain est trop réducteur. Ensuite, parce que si jouée telle quelle chronologiquement, c’est vrai que cette structure de tout le morceau doit être assez déstabilisante mais bon quand écoute leurs morceaux sur leur MySpace, on constate vite que c’est un peu galvaudé tout ça et que ça se rapproche finalement bien du schéma dit "traditionnel", avec lequel la plupart des groupes prennent maintenant ce type de libertés, rien d’autre. On réinvente pas la roue comme ça messieurs et on compare surtout pas des poires et des pommes! Ah ouais, c’est vrai, faut vendre. Et prendre le public à contre-pied musicalement, ben oui, c’est risqué mais juste un peu de rébellion théorique comme élément commercial en ne faisant rien de nouveau, bravo les mecs, ça c’est vendeur! Rien de nouveau sous le soleil donc mais ça s’écoute bien malgré tout car vous faites de la musique, c’est tout! Et que les règles, on ne les transgresse pas si facilement. Et moi? Je fais de la WiJzZ-pop? C’est vendeur ça?

Tiens WLW exporte les liens d’une manière foutraque. Damn. Il était pas si mal mon ancien hébergement… si seulement y’avait pas eu un gros naze pour s’infiltrer.

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