Aujourd’hui, j’ai donné la pièce d’un euro (au milieu des pence qui me servent à rien ici) qui traînait dans ma voiture pour le caddie quand on fait les courses à un type qui s’est approché de ma vitre alors que j’étais au feu. J’ai pas réfléchi, je savais qu’elle était là, juste parce que je trouve ça indécent, en France, à Paris, en 2008, de voir des gens dehors par ce putain de froid glacial. A défaut d’aller dans un caddie rempli de bouffe malgré la crise, elle finira dans un truc chaud ou de la vinasse, peu importe. Mais il suffisait de voir que ça lui faisait plaisir. Je me suis pas acheté de bonne conscience. J’ai juste eu envie de le faire. La voiture derrière a donné aussi.
Mais ça m’empêchera pas de pousser mon coup de gueule quant à l’égoïsme manifeste qui semble prévaloir dans notre belle société. Des petits trucs qui, vus tous les jours et commis par beaucoup de gens, finissent par bien m’énerver. C’est malheureusement trop récurrent pour être anodin. On a le temps de voir son con(de)citoyen dans les bouchons et de réfléchir à où va ce putain de monde. Les papiers par la fenêtre, allons-y gaiement. Dehors ça peut être crade, c’est pas grave, on fait que passer. Les bas-côtés ressemblent à un dépotoir, c’est pas grave, on rentrera au chaud devant son tout nouvel écran plat et on bouffera des plats surgelés. On met pas non plus le clignotant pour signifier ses intentions. C’est pas grave, y’a que moi, les autres sont des cons, ils n’ont qu’à s’adapter. Pas étonnant qu’il y ait toujours des cartons avec des comportements à la con comme ça. Pas non plus de petit merci, tous ces petits gestes de civilité qui donne l’impression qu’on partage la route. Chacun pour sa gueule. La voiture rend con. Heureusement que les gens n’en achètent pas plus finalement. La connerie croîtra de façon exponentielle.
Putain, parfois l’idée d’une île déserte me manque vraiment… si elle n’a pas déjà été engloutie par la montée des océans.
Bref ça manque de zik ici et j’ai remis la main sur de vieilles compos sur K7 d’il y a pfffffffiou… 10ans? Faut que je m’y remette. Je vais certainement réexploiter la trame de certains de ces vieux morceaux qui, tout en étant très imparfaits, ont cette espèce de saveur d’un autre temps, comme un vin âgé dont le goût ne nous laisse pas indifférent mais on ne sait pas si on le trouve bon par respect pour son âge, pour ce que son année représente où simplement parce qu’il colle encore à notre notion du bon. C’était toute une époque et ils ont toujours cette atmosphère très particulière que je créais avec deux fois rien (la Groovebox). Ca fait du bien un petit retour en arrière.


