Bon bon bon, un petit retour pour raconter vite fait mon petit séjour au UK la semaine dernière, parcequ’il y a que ça de vrai, bouger du bureau, se confronter à une toute autre réalité, que je touche pourtant du doigt quand je fais mon taf derrière un écran et un téléphone. Mais là, je m’y confronte vraiment et ça fait un bien fou ce parfum d’accomplissement, surtout lorsque l’on vous en remercie. C’est là que je me sens utile.
Bref, me voilà donc parti pour un petit périple toujours riche de découvertes, d’apprentissages et de bonheur. J’aime le UK. Dans une autre vie, je devais être britannique. Je m’y sens chez moi. Depuis l’aéroport de Birmingham, on passe direct à la gare pour aller dans toutes les directions. Super pratique et vraiment pas cher. Chose qui me frappe toujours, les trains sont toujours clean, les vitres jamais gravées et quand le contrôleur se pointe pour vérifier le ticket, c’est pour en vendre un si vous n’en n’avez pas, pas pour passer trois plombes à vous coller une prune. Autre point très frappant quand on est un habitué de la SNCF, si le train ralentit, on sait pourquoi! Là en l’occurence, il s’agissait de gamins sur les voies qui jouaient à éviter le train. Bon sang, on devrait en prendre de la graine niveau communication avec les usagers. Coventry, la ville la plus bombardée du pays pendant la guerre. On ne s’étonne pas de voir s’y côtoyer des restes d’églises et des bâtiments des années 50 moches. Le centre est désert le soir et les chauffeurs de taxi, peu enclins à vous emmener en balade même quand vous leur demandez! Ils connaissent pas la crise eux. Ils préfèrent vous indiquer le chemin pour que vous y alliez à pied. C’est toujours ça qu’on mettra de plus dans les pintes! ![]()
On passe donc à l’emblème même de la société britannique, le Public Place, dans lesquels les brasseurs doivent brasser. Un secteur jamais en crise. Ils ont toujours leur ambiance si particulière, si cosy, où on a envie de s’arrêter pour y perdre du temps à "socialize" tout en sirotant des binouzes (et aller souvent à l’urinoir). On rentre au hasard dans un pub aux multiples boudoirs étroits, aux salles obscures, aux tables au bois épais et aux sièges molletonnés. Il fait chaud. Ca sent bon le bois qui brûle. Petit feu dans une des pièces. C’est là qu’on va refaire le monde et se raconter nos vies, entre deux gorgées.
Lendemain, Sheffield, injustement entâchée d’une image sombre de ville en déliquescence. C’est pourtant tout l’inverse qui s’offre au visiteur: une ville moderne et vibrante, à taille humaine. Une ville où on s’y sent bien, jouxtant un parc naturel aux paysages magnifiques. L’ancienne ville des gueules noires est pourtant celle où on y compte les plus d’arbres par habitant! On se promène, on admire. Il y a plein de gens dehors. Des jeunes qui font la teuf, qui fêtent les vacances de Noël. Petit constat, les anglais ont un problème de tyroïde (où alors c’est l’alcool): il fait zéro, les mecs se baladent en t-shirt, les nanas en mini-jupe et en petit haut. Je me les gèle avec mon duffel-coat par-dessus mon costard. 
Petite video promotionnelle avec une bande-son locale, la magnifique "Roots" de Gledhill
Le lendemain, rencontre avec des boites locales qui ne semblent pas connaître la crise. Ca rebooste le moral malgré la conjoncture pourrie depeinte tous les jours dans les journaux. Consommation en berne? Moral dans les chaussettes? C’est pas vraiment visible à Manchester, la mégapole du Nord. Là, c’est plus la ville à taille humaine et je suis moins à l’aise. Des buildings, dont le récent et imposant Beetham Tower, un des plus hauts buildings du Royaume qui domine la ville. Tout autour, des chantiers un peu partout comme l’impressionnant complexe en construction vers les anciens docks, Media City, un des nombreux chantiers de la société d’un milliardaire local. Petit tour dans le Centre, reconstruit depuis le plus important attentat de l’IRA en 1996. Tout le centre fut soufflé, et le plus vieux pub de la ville, entièrement déplacé de 200m. Truc de fou. Dans tout le centre, les gens sortent, rient, chantent, picolent, vont dîner. Pendant un moment, on pourrait oublier que le UK est officiellement en récession.
On finit par Liverpool, qu’on ne présente plus. On s’attend presque à voir passer 4 mecs en file indienne sur chaque passage piéton. Son front de "mer" au skyline typique et son imposante cathédrale anglicane (avec un des plus énormes orgues du monde encore en service). Il faudra que je revienne, il est déjà temps de repartir chez moi, le pays de la bonne bouffe, du vin, des grèves et des mécréants qui salopent les trains. Un pays latin quoi. ![]()
Ps: aujourd’hui, le blog à deux ans! ![]()


