Je sais pas mais on le saura dans le prochain film de beuls de Larry Flint! Une nouvelle qui clashe avec une émission vue récemment sur Arte sur l’Amérique puritaine et ça faisait bien peur. Bon, c’est un raccourci un peu facile mais le mec du reportage (un allemand) traversait pas mal d’Etats pour semble-t-il faire un état des lieux de l’ancrage de la religion. Des amish au Musée créationniste (on croit rêver sérieux, je crois qu’il faut être sain d’esprit et y aller comme on irait à Disneyland pour ne pas croire les conneries de la science au service de la Bible) en passant par une ville nouvelle totalement chrétienne pour y enseigner et vivre dans l’anti-péché en Floride, est ben je suis content de voir qu’il y a encore une liberté de contestation, de subversion, d’anticonformisme et d’expression aux USA (le fameux 1er Amendement). C’est vrai, entre le dernier film d’Oliver Stone sur ce
de Bush et un film de boules qui mettrait en scène des sosies de Condoleezza Ryce et Sarah Palin en train de se faire limer, moi je dis bravo. J’ai eu beau me marier à l’Eglise, je n’en éprouve pas moins une forme de malaise quant aux dogmes de la religion. Qu’on fonde toute sa vie sur ces croyances me met profondément mal à l’aise, ça s’explique pas. Tout ça c’est des belles histoires qui devraient finir par tomber en désuétude comme les contes de fées et les histoires de prince charmant sur son fidèle destrier blanc. Qui croit encore au Père No sérieux? ![]()
Sinon, je me suis dit aujourd’hui (dans un moment de lucidité - oui oui ça m’arrive) que trop d’infos tue l’info. Depuis ma découverte des flux rss, je suis abreuvé tous les jours d’informations de plein de sources différentes, et si j’apprécie de me tenir informé, le flot donne au bout d’un moment tout simplement le vertige. Je lis plein de choses dont je ne peux pas forcément vérifier les sources mais je les intègre à partir du moment où je les lis. Elles restent, bien souvent comme des bribes, me donnant juste un vague souvenir mais ne me laissant guère le temps de creuser. On vit dans un monde où l’accès à l’info est très facile et en ces temps de crise où l’information dit tout en son contraire d’un jour sur l’autre, on finit par perdre le fil et je suis pris dans une espèce de spirale consumériste d’idées fournies par d’autres. Je me suis alors pris à rêver d’une retraite sans accès à rien: aucun journal, aucun magazine, pas d’internet, pas de télé, pas de radio. Et le pire? C’est que je suis sûr que je m’en passerais très bien. Le seul souci avec le fait de vivre en société, c’est que se tenir informé est juste une question de survie.
Si la multiplication des blogs donnent la possibilité d’ouvrir un dialogue avec les internautes, j’ai pu constater que ça semait le trouble (ou jetait une autre lumière) sur le contenu de certains articles. Autrement dit, la lecture d’informations est un exercice complexe de travail sur ses propres connaissances et nécessite un traitement, un filtrage. Ne rien prendre pour argent comptant en fait. Vous verrez, c’est surprenant à quel point notre intelligence n’est sollicitée que superficiellement à force de lire trop d’infos. On lit, on comprend au premier sens du terme une succession de mots mais est-ce-que nous comprenons ce qu’à vraiment voulu dire l’auteur et est-ce que celui-ci est fidèle à la réalité? Je m’en suis rendu compte récemment en parlant à un journaliste qui a quelque peu arrangé mes propos à sa sauce et qui, au premier abord, mes paraissaient complètement déformés. Hors en relisant bien et sachant ce que je lui avais dit, je me suis rendu compte que ça n’était pas totalement faux mais la formulation et le contexte ne s’y prétait pas bien, ce qui faussait quelque peu l’appréhension de la réalité et je le sais car j’étais la source. Donc si je lisais ça comme je lis la plupart des infos, je percevrais quelque chose de différent de la réalité. Pas une désinformation, juste une déformation. Il ne s’agit que d’un avis d’une personne sur une situation donnée et de sa retranscription, rien d’objectif en somme. Et l’information ne sera jamais objective. Intégrer une information nécessite de faire confiance au jugement et à l’intelligence de son auteur. Et c’est finalement ça le plus dur, gérer son libre-arbitre. Alors, qui dit que ça ne sera pas la vraie Sarah Palin qui se fera fourrer? 


