Le temps des compos!

10:40 pm Compos, Tranches de vie

Ouha, ma dernière compo remonte à bien plus d’un an! Entre temps, y’a quand même eu le déménagement et les travaux. J’avais bien recâblé tout mon matos mais je savais qu’il restait un câble midi mort, donc impossible de m’en servir jusqu’à ce que ça me prenne le jour où j’ai dû reconfigurer mon PC. Ah et puis le temps, il manquait le temps, cette denrée rare (MOOOOON PREEEEECIEUX). Je profite de semaines de vacances pour exploiter les idées enregistrées sur mon Nokia quand elles viennent. Je viens d’en commencer une qui en exploite au moins 2 sur les 9 que j’avais enregistrées il y a un petit moment. J’ai profité que mon site soit down (enfin profiter est un bien grand mot vu que ça me fait chier), disons que j’ai profité de Windows Live Writer pour décrire la façon dont je travaille quand j’ai un peu de temps devant moi.

  • L’IDEE. D’abord tout part d’une idée de mélodie qui me vient à peu près n’importe quand, n’importe où. Le but est de ne pas en perdre une miette. Il m’arrive de noter les notes (ou plutôt en tout cas les successions de notes) quitte à ne pas être dans la bonne tonalité mais en général, je préfère vite saisir mon téléphone et enregistrer ma voix sur dictaphone. J’ai d’ailleurs fait un raccourci bien pratique direct dans le menu, pas besoin de le chercher pendant trois plombes. A titre d’exemple, voici les 2 premières ébauches dont je me suis servi pour mon nouveau morceau. Pour l’un d’eux, je suis en voiture (je sais pas bien) et ponctue une mesure d’un "virage". Eh oui, quand je vous dis que ça se commande pas.
  • PROTOOLS. Ensuite, quand les circonstances s’y prêtent, j’allume tout mon matos et lance Protools, mon outil de travail, depuis 7 ans. Protools est mon logiciel séquenceur multipistes, audio essentiellement, ayant un peu de MIDI dont je ne me suis jamais servi. C’est là la première grande différence dans la façon de bosser: je bosse exclusivement en audio et pas en MIDI. Protools ne brille d’ailleurs pas par son implémentation MIDI. J’ai déjà essayé de m’intéresser au MIDI mais je trouve ça complexe et peu engageant (même si ses inconditionnels me disent souvent que c’est enfantin, question d’habitude sans doute). C’est vrai en revanche que les séquenceurs MIDI permettent une foutlitude de choses bien pratiques, comme mémoriser la position de chaque note, ainsi que tous leurs attributs d’expression, en rajouter, en enlever à loisir, et on peut facilement réallouer des sons aux pistes, grâce à la quantité d’instruments virtuels. C’est d’ailleurs ce dernier point qui est fort intéressant, le fait d’avoir des instrus virtuels fait qu’on se passe d’instruments physiques (racks, synthés, BARs, samplers)

Avec l’audio, rien de tout ça, il faut tout jouer (et pas mettre des notes avec la souris) en temps réel, choisir ses sons sur le coup, les travailler simultanément car une fois que c’est enregistré, c’est là et ça n’est plus modifiable (à part attribuer des effets et faire quelques corrections mais tout travail sur le son brut en lui-même (notes, LFO, cutoff etc) sont enregistrés pour de bon). Enfin, la synchronisation de toutes les pistes se fait à la main! Pas de grille de quantisation et de remise au groove automatique. On compare toutes les formes d’onde et on les fait s’aligner pour rester dans le tempo original. Visuel associé au son, surtout quand on peut avoir des problèmes de latence. Parfois, ces très légers décalages donnent cette impression naturelle d’infimes contretemps comme se serait le cas avec des humais. La plupart des logiciels offrent d’ailleurs l’option qui permet d’humaniser des séquences rythmiques de la sorte. Façon de me rassurer de cet inconvénient? Peut-être mais j’ai toujours été habitué à bosser comme ça. Venant d’années à bidouiller sur un ersatz de MIDI, j’avoue m’intéresser à nouveau à l’option en regardant de près un des musts en la matière, Reason du néerlandais Propellerhead Software. On verra ça.

  • LE TEMPO. Donc quelque soit le morceau, je choisis en premier lieu le BPM (battement par minute). Important car il conditionnera tout le morceau. En général, le BPM n’évolue que très rarement dans mes morceaux. Il y a une exception dans le morceau fait pour le mariage de ma soeur où trois BPM évoluent dans le morceau (96, 98 et 100 BPM si mes souvenirs sont bons)! En général, pour se faire je teste la jouabilité des mélodies que je vais travailler. Inutile de faire du 130BPM quand la mélodie ne s’y prette pas! Je m’appelle pas Glenn Gould et même si j’avoue me donner moi-même un challenge avec certaines de mes propres mélodies, il faut qu’elle reste jouable. Pour le morceau que je suis en train de bosser, j’ai tâtonné aux alentours des 100BPM pour finir par choisir ce dernier, ni trop rapide ni trop lent. Le bon compromis. Je fais pas du Gabber non plus! 
  • LA RYTHMIQUE. Une fois le tempo arrêté, j’enregistre le squelette du morceau, à savoir une piste rythmique de référence qu’il faudra locker (CTRL+L) pour éviter des mauvaises manip’s et la déplacer par inadvertance! Bon il y a toujours l’undo, c’est une sécurité de plus. Je choisis en général une rythmique qui collera bien avec le morceau que j’ai en tête. Je déteste travailler au clic donc je préfère déjà enregistrer une ligne rythmique qui swinguera plus pour enregistrer tout le reste du morceau. Je l’enregistre en général sur environ 6 à 7 minutes histoire d’avoir de la marge.
  • LA STRUCTURE. Ensuite, ben il faut ébaucher la structure du morceau! Alors ça, c’est libre à chacun d’adopter des structures courantes ou d’innover! Mais j’ai remarqué que trop de changements pertubent l’auditoire. La musique à ses règles qu’on ne peut que trop rarement enfreindre au risque que l’auditeur perde ses repères. La traditionnelle formule est : couplet/refrain/couplet/refrain/pont/refrain. Tout tourne autour de ça. Certains feront un petit rappel de la mélodie du refrain en début en guise d’intro, d’autres une intro dans la tonalité mais qui n’a rien à voir, faire des petits couplets cours juste avant ou après le pont avant le refrain final, etc. Certains ne s’emmerderont même pas au point de garder la même mélodie tout au long du morceau avec une variante instrumentale pour dissocier le refrain des couplets (ex, Eagle Eye Cherry avec son Save tonight ou Tom Petty et son Free Fallin’). Exercice simple mais efficace si bien fait. Après on peut faire les modifications suivant l’envie, l’inspiration et son degré de conservatisme. Après le couplet peut avoir quelques mesures. On peut même se faire un petit changement de tonalité sur le refrain final pour éviter que le morceau s’essouffle (récent exemple avec le superbe Change des Sugababes). J’ai d’ailleurs utilisé cette technique dans New Year’s Song. Je travaille toujours sur une base de 2 fois 4 ou 8 mesures et toujours en 4/4 (la valse c’est pas pour moi!).
  • LA MELODIE. Une fois que l’idée globale est là, j’enregistre très souvent la mélodie au son de piano, un de mes sons préférés. Ah oui, faut quand même choisir la tonalité de départ. Ben oui. Morceau triste, tonalité mineure, morceau gai, tonalité majeure, base de base du solfège. Je pars assez facilement sur du Do majeur, le plus simple à jouer (y’a pas à aller taquiner les touches noires, et puis elle sonne universellement bien). Mais tant que c’est en majeur, toutes sonnent bien. Ceci ditn chaque tonalité possède sa propre ambiance, c’est assez difficile à exprimer. Ma dernière compo est par exemple naturellement venue en Fa Majeur. Allez savoir pourquoi. C’était le ressenti du moment. Une fois la mélodie en place, je couche la ligne de basse pour asseoir la structure pour au moins les couplets et le refrain que je dupliquerai au besoin. Voilà! Ensuite vient la partie arrangement, pour donner corps et vie au morceau. Dans le métier, chacun a un rôle bien précis, du compositeur au parolier en passant (et pas qu’en passant) à l’arrangeur. Choisir les sons qui vont s’harmoniser parfaitement. Rien de pire que des sons de merde, cheap à mort. Ca tue un morceau vraiment. On est tous aussi sensible à la mélodie, aux paroles qu’aux sons voire même aux effets. Qui ne se surprendra pas à entonner une mélodie de sa chanson préférée, inconsciemment en fonction du son (bien souvent appelé le lead), cherchant pour les plus créatifs à reproduire le son. Même constat pour les chansons faisant judicieusement appel au delay. On se rappelle autant de l’écho sur tel mot que la mélodie générale que l’on reproduit aussi en la chantant! Les sons sont un élément primordial, car ce sont eux qui nous rattachent à la musique et qui participent à l’ambiance. Ainsi les compos des années 80 ont été grandement marquées par le Yamaha DX-7, la réverbe et l’arpeggio puis le Roland D-50.
  • LES SONS. Les préférences musicales influent énormément sur le choix de nos sons. L’analyse des choix que je fais de mes sons, récurrents dans mes compos, en disent long sur mes influences. Parfois, un son de qualité inspirera par son ambiance (ça me fait ça souvent pour les nappes complexes - ainsi, un son précis du JD-800 me faisait aller passer 1heure à jouer dessus chez Paul Beuscher, chez qui nous avons acheté mon fabuleux Piano Technics, le seul et unique pour les purs sons de piano!). Bref, je m’égare. Les sons qui se retrouvent bien souvent dans mes compos sont à l’image des mes multiples influences musicales donc: le Rich Guitarist du Korg Triton pour le côté pop-rock et le guitariste que je ne serai jamais, la nappe si riche de God’s Bathtub ou le Cosmic Sweeper si envoûtant pour la New-Wave ou la Trance, le Piano de mon Technics (souvent au moins Grand Piano et Upright Piano mélangés) plus les rythmiques, les sons gras et les arpèges acides ou doux de ce petit bijou qu’est le MicroKorg et enfin, le fabuleux Virus Access Rack pour des sons technoïdes bien épais (influences Dance/Trance à mort, German style!) aux arpèges qui ont longtemps fait fantasmer mon subconscient. Pour les delays et révèrbent qui me viennent tout droit de mon incubation dans les années 80, je vais piocher dans la Lexicon. Pour le reste, quelques sont de percus ça et là dans la MC-303 qui manque quand même de pêche face au reste de mon set. Mais peu importe, si la touche Roland est bienvenue, je lui accorde de me lâcher un petit arpège que je triture en live. Tous mes sons sont d’usine, à peine retouchés.

Je reviens toujours vers les mêmes car ils me permettent d’exprimer mes idées de suite. Pas besoin de passer 3 plombes à accoucher d’un son (et Dieu qu’il y a beaucoup de sons dont je ne me servirais jamais dans mes expandeurs!). Designer sonore ne m’intéresse pas. Je connaissais un mec dont c’était le trip de bidouiller des sons. Pas pour moi, le plus court est le chemin entre une idée et son ébauche, mieux c’est. Moi c’est les émotions direct. Pour finir, les nappes en fond sont un bon habillage pour donner une dimension plus aérienne au morceau. C’est la touche finale. Des accords bien sentis pour spatialiser la chose et la rendre moins sèche. Sinon, une petite réverbe pour appuyer certaines lignes donne plus d’ampleur. Jamais sans ma réverbe! Attention, le tout est de ne pas trop noyer la musique! Avec partimonie la réverbe, on est pas dans de la variète indienne! 

Il faut également éviter de surcharger le morceau avec systématiquement tous les sons que j’aime, ce qui a été très tentant dans les premières. Ainsi, on retrouve dans mes compos certains qui font partie de ma touche (à l’instar du CS80 chez Vangelis) mais j’en utilise aussi qui sont la marque d’une compo particulière. Cela vient un peu aléatoirement, ça n’est pas prémédité. La surcharge est néfaste, aussi bien pour les oreilles que pour le mix.  Pour éviter de tels épanchements d’optimisme, j’ai une limite technique: en effet, si la plupart des séquenceurs offrent un nombre illimité de pistes, Protools ne me permet de bosser que sur 24, les monos s’ajoutant au stéréos. Mais c’est un mal nécessaire, ça oblige à aller à l’essentiel et réduit fortement la tentation d’accumuler les lignes mélodiques. De plus, 24 pistes avec les effets, c’est tout ce que peut supporter mon pauvre CPU et ma maigre ration de RAM.

  • LA PROGRESSION. Il faut écouter tous les morceaux pour s’en convaincre. C’est un élément commun et intrinsèque à tout bon morceau, il existe une progression sonore. On joue sur les instruments qui s’ajoutent et viennent nous faire un bouquet final riche en couleurs, on joue sur les gains, les temps forts, le temps calmes. Tout un art! On doit écouter une musique comme on lirait un livre. Il faut qu’il y ait un climax deudiou! Je me suis déjà surpris à adorer écouter une chanson pour ce qu’elle raconte dans sa construction. Je mets au défi quelqu’un de me dire qu’il n’a jamais aimé certaines musiques pour le fait qu’elle nous amène à un point bien précis du morceau, tout le reste n’ayant été qu’un prélude, une introduction à celui-ci. Et celui-ci n’est pas forcément tout à la fin. Cela peut être le pont même! Celui-là peut être chaque refrain étant plus fort que les couplets. Ou c’est tout le morceau qui est conçu comme un immense crescendo. On peut aussi finir décrescendo, comme une fin de film dont on ne donne pas la réponse, on peut finir sur un petit rappel au pianissimo, une apogée finale qui s’arrête net, tout est permis tant qu’il y a eu une progression, que le morceau a vécu sa propre vie et qu’il nous a transporté. Une musique sans progression, c’est chiant comme un film où il ne se passe rien, sans action, sans suspense (suce pour un pence ouhaaaaaaa suis en forme mais j’aime pas ce mot), une pièce de théâtre sans bruit (cf cette magnifique scène d’Amadeus où ils jouent sans musique!!!), on s’ennuie, on ne ressent rien car on ne vit rien. On se fait chier et on zappe. Un des meilleurs exemples progressifs est dans la Trance, où une nappe ou un lead vient subrepticement nous rajouter une couche de frissons. Ce style a même introduit le travail sur la nature du son notamment le cutoff qui fait naturellement évoluer le grain même du son. Une révolution! La progression fait à la fois partie intégrante de la composition elle-même mais relève surtout de l’arrangement et du mixage. Il faut en avoir conscience lorsque l’on fait un morceau et en faire fi serait tout bonnement inconcevable.
  • LE RYTHME. Il faut qu’un morceau groove un minimum. Cela dépend des styles en fait mais il faut cette alchimie qui donne au moins envie de dodeliner de la tête. En général, ça fait aussi un tout avec la mélodie. Une bonne rythmique sur une mélodie de merde ne marche pas. Et inversément. Pour ma part, je m’éloigne petit à petit de la Tek, qui est pour moi beaucoup plus facile à faire en MIDI. Et pas besoin de jouer pour ça.  Et moi, j’aime quand même trop ce côté tactile des doigts qui voyagent sur le clavier. Néanmoins, il existe un truc que j’aime beaucoup et qui, bien programmé, donne de suite une dynamique à une ligne mélodique, les arpèges! Tout bon synhté en possède un, plus ou moins paramétrable. Plaquez une bonne quinte en arpeggio en accompagnement ou en single note en ligne de basse vient de suite ajouter un bon petit groove. Il suffit de le faire évoluer en bidouillant les filtres pour le rendre… progressif! Influences toujours, les arpèges sont très nombreux dans les compos Pop et surtout (ô oui surtout) la Techno. J’aime les arpèges. En ce qui me concerne, ceux-ci viennent de bécanes différentes qui tournent sur leurs horloges internes. Il peut arriver que sur un même tempo, ils se décalent les uns par rapport aux autres. Pas de synchronisation MIDI dans mon cas, de toute façon, cela se produit sur de très longues mesures et retravaillé, c’est inaudible.
  • LE CHANT. Puis vient le temps de la partie de parolier, doublé de la nécessité de trouver une mélodie pour le chant qu’il conviendra de faire de telle façon qu’elle ne suive pas une ligne mélodique instrumentale du morceau. Le plus difficile est lorsque depuis le début, l’idée du morceau a germé sans vraiment distinguer si la mélodie qui m’est venue sera chantée ou jouée. Il m’est arrivé d’avoir une base de chanson qui n’était pas vraiment faite pour ma tessiture et pour accueillir du chant, auquel cas j’ai préféré la garder en instru (New year’s Song) ou parler au lieu de chanter (Walk our line). Il faut alors prendre du recul et savoir revenir sur le morceau avec une oreille neuve pour se l’approprier en tant que chanteur. C’est difficile lorsque l’on est proche de la période de création vu que l’on aime écouter l’instru encore et encore en se satisfaisant de chaque note, chaque effet. Du recul donc. Quant au thème de la chanson, c’est un peu celui qui viendra! J’ai la chance que des paroles balancées en l’air sous la douche ou dans la voiture finissent par prendre un certain sens. Il suffit de broder autour pour en extraire une idée principale. Je préfère honnêtement composer et chanter en anglais, je trouve ça beaucoup plus groovy. Le français est une langue plus complexe, moins chantante et il faut faire attention au sens des paroles. C’est néanmoins un exercice intéressant car il oblige à creuser le sens, trouver des rimes, ce qui caractérise une chanson à textes pour résumer. Ceci dit, la chanson française des années 80 étrait très libérée concernant les paroles, aux significations plus ou moins obscures quand elles ne sont pas naïves, ce qui constitue une bonne base de départ.
  • LE MIXAGE. Enfin, bien que l’on puisse croire, ne pas perdre trop de temps sur le mix! Au début (il y a en fait plusieurs années), je passais des journées, voire des semaines à peaufiner des mixs au pouillème de db près. Une connerie. Quand on se lance là-dedans, on s’en sort vraiment plus! Le tout c’est de faire sonner ses pistes dés le début. Eviter la saturation tout en gardant la pêche. Je privilégie la rythmique, qu’elle resorte bien, présente sans être agressive. C’est elle qui marque la dynamique donc pas de sous-mixage! Une compression aux paramètres définis avec le temps que j’applique systématiquement et puis c’est tout! Même plus d’équa pour faire ressortir la caisse claire. Après s’ajoute la basse, que je compresse également et que je ne retouche plus. Chacun sa façon de bosser. En général, la grosse caisse et une ligne de basse savamment choisie habiteront sans problème la partie basse du spectre. Je bosse beaucoup au casque et avec l’égaliseur branché en sortie, les basses et aigus boostés avec un creux entre 500 et 2000 Hz. Les puristes crieront au crime de lèse majesté. Peu importe, pour enregistrer je préfère et si ça sonne bien avec équa, ça sonnera sans également. Le tout c’est de connaître le son que sort son matos. Mes enceintes gonflent beaucoup le son mais peu importe, ça me convient comme ça. Je jette un coup d’oreille sans équa pour voir la diff et en sortie de carte au casque pour le son brut de fonderie. Pour la voix, j’ai tendance à sous-mixer à l’anglo-saxonne car elle est pour moi un instrument comme un autre. J’ai poussé cette philosphie jusqu’au bout avec la Talkbox, incroyable machine qui se sert de la bouche comme caisse de résonance pour les sons qui y arrivent par un tuyau. La variante sonore que je préfère un peu moins est le Vocoder.

Bon c’est à peu près tout je crois… Pour finir, bizarrement, le processus de composition ne sera jamais un processus de reproduction. Quand j’ai commencé le piano haut comme trois bites à genoux, je cherchais à reproduire les morceaux que je connaissais. La compo, on brasse toutes ses influences et la sensibilité personnelle fait le reste. Ainsi, à moins d’un hasard ou d’un subconscient trop pernicieux, on peut affirmer que chaque composition est une oeuvre unique car comme vu plus haut, cela fait appel à un grand nombre de paramètres. Et le plus de paramètres, le moins de probabilités. C’est ce qui permettra d’ailleurs à la jurisprudence de qualifier un plagiat en bonne et due forme si la plupart de ces paramètres sont réunis et d’ainsi prouver la volonté de reproduire.  Allez, sur ce, j’y retourne, j’ai une déclaration surprise à finir.

One Response
  1. MrBark :

    Date: October 1, 2008 @ 11:31 am

    merci à toi pour cettte image ;)