L’ironie du sort

1:22 am Tranches de vie

Allez, je me relance. Oui, ce soir j’ai besoin d’écrire malgré la volée de bois vert que vient de m’infliger le changement de page alors que j’écrivais directement dans l’explorateur, ce nouvel explorateur qu’est Firefox 3 et qui ne change rien à ce type de désagrément qu’est de perdre tout son post pour une connerie… Putain, il faut que je m’habitue à utiliser WLW. Ca m’apprendra à avoir des habitudes de merde et à m’obstiner à vouloir faire plusieurs choses en même temps. Bien fait. Je suis fatigué grave. J’ai vraiment besoin de vacances, de littéralement me vider l’esprit, de ne plus penser à rien, écouter pousser mes cheveux, profiter de la vie, redevenir candide et m’émerveiller comme un gamin de ce que je peux découvrir de nouveau. Les jours se ressemblent trop. Je suis fatigué de penser et de structurer mes idées, je n’y arrive plus, mon cerveau sature. Fatigué du trajet quotidien et de l’aspect répétitif de ce que je fais. Mon lit est trop dangereux. La fatigue me transforme la tronche en pépinière à boutons et mes cernes sont sponsorisées par Samsonite. Marre de toujours plus d’administratif, de gestion des priorités, marre d’avoir un matos super lent, marre des réunions insipides, marres du networking convenu, marre de faire le pot de pissenlits (ou de ficus dégarni au choix) dans une réunion où je n’ai pas lieu d’être, marre de constater les tronches quasi-libidineuses de mes "pairs" et l’ineffable hormonalité qui régit les relations humaines, même dans le monde professionnel, et marre de penser que le sort s’acharne après un relent nauséabond de déjà-vu de BIG LOUZE. C’était prévisible. Un trip à Lyon qui sentait la merde, aussi bien dans son contenu que dans son contexte. Gros orages prévus. Flair oblige, je sentais le retour compromis. Ca n’a pas loupé. Gros retard du TGV et soirée photo loupée. Bref, le sort s’acharne. Besoin d’un break, sérieux. 

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