Film catastrophe

7:42 am Tranches de vie

Dur dur de travailler pour des prunes… quand ça fait 2 mois qu’on bosse d’arrache-pied pour mettre en place quelque chose et qu’au moment où tout devrait s’enchaîner et poursuivre son bonhomme de chemin comme prévu, je reçois un appel pour me dire qu’il faut tout annuler. Gros coup dur, surtout pour le moral. L’impression que les larmes vont sortir tellement ça me stresse, le coup de panique pour essayer de sauver les meubles puis le temps de la résignation hier soir à 19h00 où je décide de prévenir tout le monde que ce n’est plus la peine. Annulez tout : les vols, les trains, les hôtels. Les femmes et les enfants d’abord. Plus d’intervenants, plus de journalistes, plus rien. Juste ma pauvre gueule déconfite derrière l’écran à me demander où j’ai bien pu merder pour en arriver là .

Planquez-vous ça va péter!!!!

On se confond en excuses, et on essaie de rattraper le coup à coup de grandes phrases corporate bullshit (dont il faut d’ailleurs que je me procure le Dico). J’accuse le coup d’avoir passé une bonne partie de l’été à me démener pour en arriver à ce résultat hautement minable parce que d’autres n’auront pas su ou pu respecter leurs engagements. Alors plus que jamais, j’ai envie de vacances, d’une pause, d’un break. J’ai même plus la force de vouloir me reconcentrer sur tout ce que je n’ai pas pu faire pendant tout le temps où je bossais là -dessus. Je suis vidé. Alors quand en plus mon chef nous annonce qu’il nous quitte dans 2 mois, c’est le choc. On va se retrouver, certes encore plus autonomes, mais orphelins quand même. Je l’aime bien, mon chef. Avoir quelqu’un au-dessus pour te conseiller, c’est important quand même. Dans ce cas, le pragmatisme anglo-saxon est une maigre consolation : l’échec est un atout. Un peu dur quand même quand on a le nez dans un étron encore bien fumant…

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