Le temps de flâner

1:19 am Bonne chère, Mécaniques, Paname, Tranches de vie

Je n’ai plus trop souvent l’occasion (l’envie?) de flâner dans Paris et de m’imprégner des atmosphères de chaque quartier. Je passe mon temps à traverser toujours les mêmes rues, en prettant une attention discrète à ce qui m’entoure, coupé du monde sous mon casque. Je traverse Paris entre deux lieux, comme un fantôme. Et pourtant, parfois, lorsque par la force des choses, il m’arrive de battre le pavé, je me rends compte que j’aime cette ville, elle que je maudis si souvent. Paris surprend toujours par son bouillonement perpétuel qui me laisse des opportunités d’entrevoir ses surprises insolites de coin de rues, de susciter une émotion fugace, un étonnement dont je peux maintenant immortaliser l’essence éphémère grâce à mon portable.

Ainsi, devant le Crillon, sous une robe bleue moulante très seillante soulignant ses formes outrageusement opulentes, elle exhibait pudiquement le bout de sa majestueuse calandre, comme un appel à la tentation de la déshabiller. Elle… c’est la Bugatti Veyron, sortie de cerveaux dingues de l’élite ballistique de l’industrie automobile et née d’un coup de crayon génial digne d’une figurine Yamato.

Bugatti Veyron

C’est donc en me rendant pour un rendez-vous d’affaire dans un quartier que j’aime pour ses magasins de musique (et non ses bars à putes qu’on se le dise) et son ambiance vieux Paris, Pigalle, que je croise sur un trottoir mon ancien prof d’orgue classique, que je n’avais pas revu depuis au moins 7 ans, un monsieur dont la discrétion n’a d’égal que son grand talent. Une discussion rapide sur le trottoir devant un magasin de grattes, on s’échange nos vies rapidement, sous une pluie persistante mais pas désagréable (j’adore ça), le temps découvrir ses nouvelles activités et de me glisser une invitation pour un vernissage à Musicora. Le monde est petit.

Pigalle sous la pluie

J’avais décidé d’un rendez-vous frugal dans un resto du quartier que je ne connaissais pas mais dont la description du cadre, du service et de la bouffe par des internautes ne m’avait pas laissé indifférent. J’ai donc déjeuné au Charlain, une adresse que je vous recommande chaudement tant la bouffe est extra. Mention spéciale pour l’andouillette à la sauce moutarde et ses frites croustillantes, un régal pour les papilles. Un peu chéro à la carte mais bon, c’est le taf qui offre, on va pas se priver! Définitivement une très bonne adresse si vous êtes dans le coin (et pas loin, il y a aussi une boulangerie qui vend les meilleurs macarons au monde! En plus, ils sont énormes).

Le Charlain

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