C’est une démarche qui n’est pas si évidente que ça… parfois, je me demande pourquoi j’ai eu ce besoin irrépressible et soudain d’en créer un de toutes pièces, de m’emmerder avec les updates, les codes qui foirent, et surtout, à l’alimenter régulièrement pour ne pas le laisser tomber en désuétude. Et c’est bien là que je me pose la question fatale : à quelle fréquence dois-je poster? Et pour dire quoi? Dois-je sacrifier la consistance sur l’autel de la constance? Ou dois-je tout simplement attendre d’avoir quelque chose à dire, partant du postulat que j’aurai toujours quelque chose à dire… Je dévoile des idées, parfois connes mais toujours sincères, un truc m’a plu alors j’en parle, un autre m’énèrve alors je le fustige, bref je me dévoile à un internautorium (quel beau néologisme) que je ne connais finalement pas! Consulter les stats me fait plaisir mais j’extrapole devant une liste d’adresses IP afin de savoir qui peut bien se cacher derrière. 

Internet est à la fois éxaltant et frustrant. Je crois que l’envie de faire un blog vient avant tout d’une envie de partager. C’est vrai quoi, on a tous des idées, des envies de faire découvrir, de montrer au monde que dans notre petit coin, au-delà de notre vie quotidienne et de notre entourage direct, nous existons. Nous ne sommes pas là longtemps, alors ne gâchons pas ce que la technologie met aujourd’hui à la disposition d’un bon nombre d’entre-nous : la capacité de s’exprimer et de diffuser largement. Finalement, même si c’est pour ne rien dire, il faut s’exprimer, car s’exprimer, c’est tout simplement vivre. Créons, créons mes amis, créons encore et toujours, jusqu’à la fin des temps.


