Je ne vais pas déroger à la règle puisque c’est de circonstance : je vous souhaite à toutes et tous une heureuse et prospère année 2009, même si je pense que ça va être une année assez douloureuse sur pas mal de points conjoncturels. Mais bon, ce serait de mauvais aloi que de ne pas vous faire part de mes voeux à toutes et tous. Je ne parle même pas des bonnes résolutions, qu’il me reste encore à définir. Avant d’attaquer la rentrée, je me suis attelé à une nouvelle compo, qui m’a pris comme une envie de pisser. Ebauchée Mardi dernier, on peut dire que la partie instrumentation est terminée et je suis dans la phase la plus difficile, à savoir le chant. Difficile pour deux choses : pour trouver le temps et les circonstances appropriées pour pousser la chansonette et parce que il n’y a rien à faire, j’ai du mal avec ma tessiture. Non pas que je chante faux, mais ma voix ne suit pas forcément et donne souvent l’impression que les notes dérapent. Mon dieu, c’est un supplice que de réécouter mes premières tentatives. Je songe vraiment à me prendre un Harmonizer.
Il me faudra un peu de temps avant de me mettre d’accord avec la mélodie de chant et qu’une fois le temps trouvé, pouvoir m’échauffer la voix et me lâcher un peu (surtout sur le dernier refrain, faut que j’envoie les décibels et ça reste de la haute-voltige). Bref, que mes voisins me pardonnent d’avance. Voilà, première compo de 2009 dans Protools, elle fait plus de 6 mns (j’ai décidément beaucoup de mal à faire un format radio de 3mns) et pour la première fois, il n’y plus de piano. D’ici à ce qu’elle se retrouve sur le site, il y a pas très long. Faut juste que je peaufine le chant. 
2 January, 2009 7:37 pm Compos, Tranches de vie No Comments
Je tente maintenant un retour dans le passé, en espérant que ma mémoire ne me joue pas des tours, pour mettre en ligne ma toute première composition MAO. C’est une MAO un peu particulière car il s’agissait d’un "jeu" sur Playstation 1 que m’a fait découvrir un pote de l’époque, Alex dit "Hermanito". C’était le printemps 99, en toute logique. J’essaie de remettre ça en relation avec des évènements qui ont été liés à certaines périodes de ma vie (les années de fac sont un bon repère pour cela, les aventures amoureuses également, les phénomènes météorologiques - eclipse de 99 - tout comme les petits boulots et autres évènements foireux - type vol de voiture avec toutes mes compos dans le lecteur MiniDisc dedans!).
J’avais donc acheté la Playstation à l’automne 98 pour le jeu Granturismo. C’est donc le printemps suivant qu’Alex se pointe un jour à la maison avec sa Playstation pour me faire découvrir Music, publié par Codemasters/Jester Interactive. Ni une ni deux, j’étais tombé amoureux du programme, qui me laissait déjà entrevoir des nouveaux horizons de composition. En effet, jusque là, je m’étais adonné aux joies du live et des morceaux somme toute assez minimalistes sur la Groovebox, enregistrant chaque morceaux directement sur K7. A cette époque-là, c’était 8 pistes, des gros problèmes de multitimbralité mais où j’exploitais le potentiel de la MC-303 à fond. Mais je reviendrai là-dessus plus tard, surtout dans la perspective de reprendre certains morceaux de cette époque.
Donc, ni une ni deux, je suis allé m’acheter le programme pour me mettre de suite au boulot. Ce fut une révélation et une toute autre façon de travailler. Les samples étaient très bons et les possibilités d’édition réellement impressionnantes. Le tout premier morceau ainsi composé doit bien remonter au printemps 99, intitulé a posteriori Life is a (bad) trip, certainement lié aux soucis sentimentaux en gestation (après c’était, vacances en Espagne alors qu’on avait déjà rompu - les pires vacances de ma vie! - puis éclipse solaire du 11 Août à laquelle j’ai assisté avec une autre compo dans les feuilles). Ma première vraie rupture sentimentale (j’avais cédé à la tentation de la flûte enchantée) m’a d’ailleurs fait accoucher d’une de mes compos les plus sombrement magnifiques (mais ça sera certainement pour une autre fois).
Life is a (bad) trip a donc été créé de A à Z en très peu de temps (même pas une heure je crois) pour vous dire à quel point je fus emballé par ce mini-studio. Cela me permettait donc de faire visuellement du note à note, pas à pas, mesure par mesure, piste par piste et donc de travailler l’évolution, la progression de la mélodie de manière bien plus incisive et chirurgicale, au clap ou à la cymbale près, et surtout de pouvoir travailler les mélodies bien plus rapidement à partir d’une idée. Cela réduisait considérablement le temps de production d’un morceau et ce, de manière tout à fait audible. Bref, sans être un morceau très recherché (je crois d’ailleurs avoir à peine touché les samples en eux-mêmes), il s’agissait avant tout d’un exercice naturel d’ébauche de structure pour voir de suite ce que la bête avait dans les entrailles.
Sans me jeter de fleurs, la différence d’oreille - et disons-le de talent - a tout de suite fait la différence avec les compos de mon pote qui étaient totalement destructurées et manquant d’harmonies. C’est finalement difficile d’expliquer cette différrence si ce n’est que par celle d’avoir une capacité de dissection mathématique des morceaux que l’on entend (donc le solfège je présume plus l’oreille) et de retranscrire ces schémas dans des compos totalement nouvelles. En toute objectivité, l’expérience me fait dire que ce n’est pas donné à tout le monde. L’écart entre moi et Alex a été immédiat.
Toutefois, ce manque de grille de lecture de la musique ne signifiait pas pour autant manque d’imagination mélodique. Il avait cette espèce d’oreille neuve, non conditionnée par une certaine forme de conformisme. C’est pourquoi il y avait de bonnes idées, parfois surprenantes, qui méritaient d’être intégrées dans une structure harmonieuse. Mais peu importe, le plus important c’était qu’il s’amuse et on s’est longtemps fait des séances d’impros piano/groovebox et en toute logique, on a continué à se nourrir mutuellement de nos petites compos faites dans nos coins, donnant lieu à des séances d’écoute chez l’un et l’autre en buvant des bières. C’était mon premier fan! Il rebidouillait certains de mes morceaux, qu’il passait dans un mariage à l’occase et moins je me servais de certains de ses samples pour faire des morceaux plus structurés.
Life is a (bad) trip est donc le résultat d’une évolution majeure dans ma façon de composer, cette dernière m’ayant donné la faculté d’être très prolifique pendant au moins deux ans et de pondre pas moins d’une trentaine de morceaux, les enchaînant de façon naturelle. L’année 2002 aura été l’autre transition majeure, en marquant le retour à l’exercice de composition jouée et enregistrée simultanément avec un clavier, des racks et Protools. Mais ça, ça sera pour plus tard. Enjoy! ![]()
Il y a des jours comme ça où l’on sait TRES CLAIREMENT qu’il y aura une date-clé en 2009. Ce n’était donc pas un mythe: Nike réedite pour le bonheur des fans, la mythique et emblématique Air Max ST!!! 15 ans après l’acquisition de ce modèle qui n’a pas supporté les affres du temps, la boucle sera enfin bouclée. L’été va être chow.
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Non, je ne fais même pas allusion à la mine que je me suis mise chez les beaux-parents mercredi soir (bien qu’on puisse croire). D’ailleurs même si j’ai eu un peu mal aux cheveux le jour de la naissance du Petit Jésus, un Security Feel Better et une aspirine et ça repart. Non, ce titre est une expression qui désigne le choc visuel que peut provoquer une belle paire de sneakers. En l’occurence, celui-ci fut provoquée par la Nike Blue Chip low, vue ici :

Pour beaucoup de gens, les vacances sont souvent synonymes de voyages, de petites escapades, de passer du temps avec ses amis, sa famille. Mais en ce qui me concerne, il s’agit avant tout de pouvoir écouter mon corps et de le laisser se lever quand bon lui semble, respecter l’horloge biologique pour une fois car moi, je ne suis pas le mec qui dort 2h par nuit. Il s’agit d’apprécier de couper le rythme de devoir aller au boulot et m’atteler à la "to do list" qui s’allonge inéxorablement. Tous les petits trucs qui se rajoutent faute de temps et que je n’ai pas le temps de faire pendant les w-e en temps normal. Pourtant, y’avait des choses qui urgeaient, comme changer le câble d’accélération et d’embrayage sur la moto et remplacer un phare cassé sur la voiture. Pour la première, c’est fait. D’ailleurs, le câble d’embrayage n’avait que 8 mois! Certes, utilisation quasi quotidienne dans Paris mais quand même. Leçon: graisser régulièrement ses câbles et éviter de garder la main sur la poignée en position embrayage au feu rouge. Mais quand même, c’est quoi cette DAUBE EN BARRE??? 

C’est vrai que les week-ends sont souvent accaparés par les corvées tâches ménagères, les sacro-saintes courses et en cette période, la chasse aux cadeaux. C’est même souvent un besoin que de s’occuper à autre chose car pendant les vacances, je peux facilement resté enfermé sans avoir vu passer la journée, en m’abrutissant sur rien de vraiment bien intéressant sur le net. Pourtant, j’aurai glandé mais ça me laisse insatisfait, mélange contradictoire d’oisiveté culpabilisante et de droit à la paresse légitime. Alors le fait de faire quelque chose que j’avais prévu de faire depuis un moment est très gratifiant, surtout lorsque c’est manuel, ça change des tâches purement cérébrales que j’effectue toute la journée.
Pourtant, je devrais m’accorder des instants de pure paresse sans avoir à me sentir coupable. Il y a des gens qui se complaisent dans un rythme de vie éffrené et qui ont l’impression de ne plus exister s’ils n’ont plus rien à faire. Comme je les plains. Ca devient inhumain de devoir s’occuper pour se sentir vivre. J’ai souvent l’impression que notre mode de vie nous donne systématiquement de tâches en dehors du boulot, et encore, je parle même pas de gosses que j’ai pas encore! Donc je suis toujours dans le dilemme en vacances, prendre le temps de glander sans que j’aie l’impression d’avoir perdu mon temps et toujours m’occuper manuellement pour le sentiment d’avoir réellement accompli quelque chose même si ça me saoûle de prime abord, tout ça pour pouvoir mieux apprécier les moments où je glande. En cela, le bricolage est une vraie cure. Il suffit de se lancer. ![]()
Mais attention, la Glande (avec un grand G) telle que je la définis reste un énorme moment privilégié de rêve éveillé, de pause tantôt analytique et introspective tantôt contemplative, car je ne reste jamais vraiment "inactif". Ca demande de la concentration, que ce soit pour garder le fil des ses idées ou se laisser aller à l’observation, ce qui n’est pas forcément faisable lorsque notre cerveau est pollué par d’autres sources de réflexion. Quand j’étais ado, je restais très longtemps à rêver, à penser à plein de choses qui finissaient toujours par aboutir sur des idées intéressantes. D’ailleurs, quel sage homme ce Prévert:

Il faut s’accorder ses moments de divagation mentale, car la plupart du temps, nos idées profondes, les nouvelles idées sont dictées par nos activités quotidiennes. C’est bon de se perdre dans les abysses de ses connexions neuronales, il y a toujours quelque chose d’intéressant à y trouver. Laissez-vous aller, vous verrez. Le contexte idéal, c’est quand il fait bon dehors, avec la paquet de clopes et une binouze. Autrement, ça permet juste de contempler le monde qui nous entoure, de regarder la nature faire son oeuvre et de regarder ses pairs faire.
Bon à part ça, je découvre la nouvelle offre VOD de Cdiscount depuis quelques semaines : toutes les semaines, ils proposent 4 films en download gratuit, que vous avez 15 jours pour regarder. Bon, il ne s’agit jamais de grands moments de cinéma mais qui permettent de se distraire sans forcément regarder quelque chose de mauvais et de rattraper son ignorance le cas échéant. On peut voir (ou revoir) entre autre A very British Gangster (je vous le conseille en VO pour l’accent so mancunian), Scary Movie 2 ou Scream 3. J’ai testé hier soir le service avec Duelist, un film coréen qui se laisse regarder, plein de bonnes idées de mise en scène très graphiques, et l’occasion de se familiariser avec l’évolution du style des films de sabre, qui peut être vite rébarbatif pour l’oeil occidental non-averti (ma femme déteste). Un pari risqué vu l’ennui que m’avait procuré Tigre et Dragon…
Au final, c’est un beau film, très visuel, aux magnifiques décors traditionnels (faut vraiment que je plante un érable japonais dans le jardin moi!!!) et aux jolis costumes, qui mérite que l’on s’y attarde, ne serait-ce que pour l’atmosphère qui s’en dégage. Pour la gueule d’atmosphère, l’actrice principale est parfois énervante avec ses moues enfantines et ses accès de gueulantes mais ça doit être un truc culturel qui m’échappe (il faut s’habituer au jeu exagéré, limite caricatural de certains acteurs, c’est assez récurrent dans le cinéma asiatique). Elle n’en reste pas moins joliment charismatique, tout comme le personnage masculin mystérieux, tout droit sorti d’un manga et qui doit sortir 6 phrases à tout casser dans le film. Une histoire d’amour avortée, impossible entre une fliquette et un vilain bandit en repentir, un peu un Roméo & Juliette sauce coréenne, qui peut friser avec le mièvre mais si c’est le cas, c’est qu’on a oublié de ranger son esprit critique et de rentrer à fond dans le film.

Mention spéciale pour la séquence de combat dans le chemin jonché de feuilles mortes entre deux ramparts avec cet ingénieux jeu de lumière (une allégorie du ying et du yang) sur une bande son envoûtante de tango (un peu façon Gotan project). La dernière partie du film se passe en hiver, avec la fausse neige qui va bien et certaines séquences font penser au combat final opposant Lucy Liu à Uma Thurman dans le premier volet de Kill Bill. Allez, j’ai trop parlé. Filez le découvrir sur Cdiscount, dans la catégorie DVD/VOD (Internet Explorer only, pas bien
).



Enfin, petite info réjouissante, Ghostbusters 3 serait prévu pour 2009! 
ps: j’ai enfin vu le fameux Le Père Noël est une ordure pour la première fois de ma vie l’autre soir (oui oui je sais…) et franchement, ben j’ai été déçu… Mais ça m’a permis de comprendre d’où venaient certaines expressions du vocable courant. C’est ssla oui oui oui. ![]()
Bonjour WiJzZ,
Nous avons remarqué que vous n’avez plus rien acheté chez laFraise depuis plus d’un an déjà et nous en sommes bien attristés (purée le temps passe vite).
Chez laFraise, nous veillons avec soin sur les membres de notre communauté et peut-être avez vous été déçu. (déçu je sais pas, c’est juste que c’est la fin d’une époque, d’un concept, d’un choix de visus qui me plaisait à un moment et que surtout que ma femme me quittera si jamais j’achète encore un t-shirt)
Nous vous serions donc très reconnaissants si vous preniez le temps de répondre à nos questions afin de déterminer comment vous satisfaire de nouveau. (non malheureusement, je crois que vous n’y pourrez plus rien. J’ai définitivement quitté la Fraise le jour de son acquisition. Toutes les bonnes choses ont une fin!)
Merci d’avance, Votre l’équipe laFraise (sans rancune hein?) ![]()
Aujourd’hui, j’ai donné la pièce d’un euro (au milieu des pence qui me servent à rien ici) qui traînait dans ma voiture pour le caddie quand on fait les courses à un type qui s’est approché de ma vitre alors que j’étais au feu. J’ai pas réfléchi, je savais qu’elle était là, juste parce que je trouve ça indécent, en France, à Paris, en 2008, de voir des gens dehors par ce putain de froid glacial. A défaut d’aller dans un caddie rempli de bouffe malgré la crise, elle finira dans un truc chaud ou de la vinasse, peu importe. Mais il suffisait de voir que ça lui faisait plaisir. Je me suis pas acheté de bonne conscience. J’ai juste eu envie de le faire. La voiture derrière a donné aussi.
Mais ça m’empêchera pas de pousser mon coup de gueule quant à l’égoïsme manifeste qui semble prévaloir dans notre belle société. Des petits trucs qui, vus tous les jours et commis par beaucoup de gens, finissent par bien m’énerver. C’est malheureusement trop récurrent pour être anodin. On a le temps de voir son con(de)citoyen dans les bouchons et de réfléchir à où va ce putain de monde. Les papiers par la fenêtre, allons-y gaiement. Dehors ça peut être crade, c’est pas grave, on fait que passer. Les bas-côtés ressemblent à un dépotoir, c’est pas grave, on rentrera au chaud devant son tout nouvel écran plat et on bouffera des plats surgelés. On met pas non plus le clignotant pour signifier ses intentions. C’est pas grave, y’a que moi, les autres sont des cons, ils n’ont qu’à s’adapter. Pas étonnant qu’il y ait toujours des cartons avec des comportements à la con comme ça. Pas non plus de petit merci, tous ces petits gestes de civilité qui donne l’impression qu’on partage la route. Chacun pour sa gueule. La voiture rend con. Heureusement que les gens n’en achètent pas plus finalement. La connerie croîtra de façon exponentielle.
Putain, parfois l’idée d’une île déserte me manque vraiment… si elle n’a pas déjà été engloutie par la montée des océans.
Bref ça manque de zik ici et j’ai remis la main sur de vieilles compos sur K7 d’il y a pfffffffiou… 10ans? Faut que je m’y remette. Je vais certainement réexploiter la trame de certains de ces vieux morceaux qui, tout en étant très imparfaits, ont cette espèce de saveur d’un autre temps, comme un vin âgé dont le goût ne nous laisse pas indifférent mais on ne sait pas si on le trouve bon par respect pour son âge, pour ce que son année représente où simplement parce qu’il colle encore à notre notion du bon. C’était toute une époque et ils ont toujours cette atmosphère très particulière que je créais avec deux fois rien (la Groovebox). Ca fait du bien un petit retour en arrière.


